Laïcité : Marlène Schiappa lance à son tour une charge contre Jean-Luc Mélenchon

CRITIQUES Pour la ministre déléguée, le leader de la France insoumise a un « discours trouble »

20 Minutes avec AFP

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Marlène Schiappa, à Paris le 13 octobre 2020.
Marlène Schiappa, à Paris le 13 octobre 2020. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Marlène Schiappa profite de la difficile semaine de Jean-Luc Mélenchon pour à son tour lancer une charge contre le leader de la France insoumise (LFI). La ministre déléguée à la Citoyenneté a ainsi estimé dimanche sur CNews qu’il avait un « discours trouble » sur la laïcité.

« Il se bat pour la défense d’une vision dévoyée et radicale d’une religion par un discours relativiste », a déclaré Marlène Schiappa, en réponse à une question sur les propos du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer dénonçant « les ravages » de « l’islamo-gauchisme » à l’université véhiculé, selon lui, par LFI notamment. Elle a jugé en outre que « certains » à la France insoumise n’étaient « pas clairs sur ces questions » de laïcité.

Une manifestation polémique

L’un des principaux reproches faits par ses adversaires à Jean-Luc Mélenchon est sa participation, le 10 novembre 2019, à la manifestation « contre l’islamophobie » à laquelle avait appelé Marwan Muhammad, ex-dirigeant du Collectif contre l’islamophobie en France. Le CCIF dont Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, demande aujourd’hui la dissolution.

Lors du rassemblement à Paris le 18 octobre en hommage au professeur Samuel Paty, l’ancien Premier ministre PS Manuel Valls avait lui aussi pointé « l’islamo-gauchisme », qui « a fait preuve d’une très grande complaisance à l’égard de l’islam politique ». Jean-Luc Mélenchon a « une très grande responsabilité dans cette lâcheté de la gauche » face à l’islamisme, avait-il estimé. Pendant ce rassemblement, le numéro un des Insoumis, que ses adversaires accusent d’une certaine complaisance pour l’islam politique, dans l’espoir de conquérir les populations musulmanes des quartiers populaires, a durci son discours pour dénoncer le « terrorisme islamiste » et a appelé à « expulser » les Tchétchènes qui agissent sur le terrain de « l’islamisme politique ».