Caricatures : Macron promet de ne « jamais accepter les discours de haine »

BOYCOTT La France a appelé dimanche les gouvernements des pays concernés à faire « cesser » les appels au boycott de produits français

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron lors de l'hommage à Samuel Paty
Emmanuel Macron lors de l'hommage à Samuel Paty — Capture d'écran - https://www.francetvinfo.fr/

Le président Emmanuel Macron, en butte à une nouvelle controverse avec la Turquie et à un appel au boycott des produits français dans le monde arabe, a diffusé dimanche soir plusieurs tweets affirmant ses valeurs, et soulignant notamment son rejet des « discours de haine ».

« La liberté, nous la chérissons ; l’égalité, nous la garantissons ; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais », écrit le chef de l’Etat, qui a également tweeté des versions en anglais et en arabe.

« Nous continuerons »

« Notre histoire est celle de la lutte contre les tyrannies et les fanatismes. Nous continuerons », poursuit-il : « Nous continuerons. Nous respectons toutes les différences dans un esprit de paix. Nous n’acceptons jamais les discours de haine et défendons le débat raisonnable. Nous continuerons. Nous nous tiendrons toujours du côté de la dignité humaine et des valeurs universelles. »

Emmanuel Macron a tweeté quelques minutes après la phrase en anglais « We are ONE », sous-titrée « nous sommes unis ».

La phrase « We are one » figure dans la chanson « One », du groupe U2, choisie par la famille de Samuel Paty lors de la cérémonie d'hommage, mercredi à la Sorbonne, au professeur assassiné par un islamiste.

La France a appelé dimanche les gouvernements des pays concernés à faire « cesser » les appels au boycott de produits français, ainsi que des manifestations qui ont été lancés dans le monde musulman après de récents propos du président Emmanuel Macron sur l’islam, dans le contexte des hommages à la mémoire de Samuel Paty.

A la Sorbonne mercredi, Emmanuel Macron avait promis que la France continuerait de défendre les caricatures du prophète Mahomet, au nom de la liberté d’expression.

Fait rare, la France a par ailleurs rappelé à Paris son ambassadeur à Ankara, après que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait dit publiquement douter de «la santé mentale» de son homologue français.