Attentat à Conflans : Un syndicat alerte sur des détenus radicalisés de Perpignan « en contact avec des mineurs »

ISLAMISME La prison, en sureffectif, ne gérerait pas bien « l’étanchéité » entre les détenus radicalisés et non radicalisés

J.-L.D.

— 

La prison de Perpignan, illustration
La prison de Perpignan, illustration — AFP

Le syndicat FO pénitentiaire s’inquiète de ce qui se trame dans la prison de Perpignan et a alerté la direction du centre pénitencier, quelques jours après l'attentat à Conflans et la décapitation du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty.

Des propos repris dans l'Indépendant : « Les diverses structures du centre pénitentiaire de Perpignan ne sont pas adaptées pour garantir une véritable séparation des détenus incarcérés pour des faits en lien avec le terrorisme islamiste avec les autres détenus, dits de droit commun. »

Une prison surencombrée

Le plus inquiétant selon le syndicat reste le mélange entre des détenus mineurs et des détenus radicalisés. Quatre détenus mineurs se trouvent ainsi actuellement à côté de deux prisonniers radicalisés terroristes islamistes (TIS) : « La prison de Perpignan est loin d’une gestion dite étanche entre eux. »

Le syndicat dénonce une prison surencombrée avec « 76 matelas au sol » et des mineurs non-accompagnés, en faisant « des détenus fragiles mentalement ou immatures qui pourraient se trouver manipulés, enrôlés par des détenus mal intentionnés ».