Attentat à Conflans : Nouveau conseil de défense à l’Elysée, une semaine après la mort de Samuel Paty

SECURITE Il y a une semaine, le professeur Samuel Paty était assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré à ses élèves des caricatures de « Charlie Hebdo »

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à l'Elysée, le 21 septembre 2020.
Emmanuel Macron à l'Elysée, le 21 septembre 2020. — Michel Euler/AP/SIPA

Emmanuel Macron préside ce vendredi un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale à l’Elysée, une semaine après la décapitation de Samuel Paty.

Le Premier ministre Jean Castex ainsi que les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et de la Justice Eric Dupond-Moretti feront un point de presse à l’issue de la réunion qui a débuté à 9h30, a précisé l’Elysée. Depuis l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, Emmanuel Macron a fait de ce dossier sa priorité absolue et compte muscler la loi contre les séparatismes dont il avait exposé les grandes lignes début octobre aux Mureaux (Yvelines).

Des propositions de plusieurs ministères

Dès dimanche soir, le président avait réuni un Conseil de défense où il avait donné son feu vert à une vaste opération policière contre les milieux radicalisés, qui a débouché le lendemain sur des dizaines d’interpellations et de contrôles.

Le président de la République avait aussi demandé aux ministres de la Justice, de l’Intérieur et de l’Education de réfléchir à des mesures qui pourraient « enrichir ou améliorer » ou encore « parachever » le projet de loi, qui doit toujours être présenté le 9 décembre en Conseil des ministres après avoir été envoyé d’ici une quinzaine de jours au Conseil d’Etat.

Le collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, « directement impliqué » dans l’assassinat sauvage d’un enseignant selon Emmanuel Macron, a été dissous en Conseil des ministres mercredi. Ce collectif du nom du fondateur du Hamas tué par l’armée israélienne en 2004 a été créé par Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste radical mis en examen mercredi pour « complicité d’assassinat terroriste » dans l’enquête sur la décapitation de Samuel Paty.