Coronavirus en Loire-Atlantique : Les bars devront fermer à 22 h dès samedi

EPIDEMIE Le département échappe au couvre-feu mais de nouvelles mesures entrent en vigueur

Julie Urbach

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Nantes, le  7 mars  2014, les bars et restaurants du quartier Bouffay un soir
Nantes, le 7 mars 2014, les bars et restaurants du quartier Bouffay un soir — Frederic Brenon / 20 Minutes
  • Le préfet de Loire-Atlantique Didier Martin a décidé de nouvelles restrictions.
  • Les bars de tout le département devront cesser leur activité entre 22h et 6h.

Les autorités le redoutaient depuis deux semaines déjà : alors que l’épidémie de coronavirus continue de se propager en France, la Loire-Atlantique, jusqu’alors relativement épargnée par la deuxième vague, voit sa situation sanitaire se dégrader. Si le couvre-feu n’a pas été décidé, de nouvelles mesures vont entrer en vigueur dès ce samedi, dont la fermeture anticipée des bars entre 22 h et 6 h tous les jours de la semaine, a annoncé le préfet Didier Martin ce vendredi matin.

Jusqu’au 3 novembre au moins, il sera donc impossible de boire un dernier verre dans son café préféré (ce sera possible dans les restaurants, qui pourront servir de l’alcool uniquement aux clients qui dînent) mais aussi d’acheter de l’alcool à emporter. Dans l'arrêté préfectoral publié ce vendredi, aucune restriction n’a été décidée pour les salles de sport, cependant « l’accès aux vestiaires des équipements sportifs publics, à l’exception des piscines », sera interdit. «Une mesure qui fait suite à la demande de certains maires, témoins de pratiques type «troisième mi-temps» dans certains stades ou gymnases», selon le préfet.

« Accélération brutale »

Le préfet de Loire-Atlantique a indiqué que des mesures «équivalentes» devraient être déployées en Mayenne, Sarthe et Vendée. «Nous avons les moyens d'éviter de passer à un couvre-feu», a assuré Didier Martin, alors que le Maine-et-Loire est le seul département à être concerné pour le moment.

Le taux d’incidence en Loire-Atlantique a progressé dangereusement ces derniers jours pour atteindre 205 ce vendredi, indique l’ARS, qui parle d’une « accélération brutale » et de «signalements en hausse dans les Ehpad». Jeudi, il culminait même à 230 dans la métropole de Nantes. D'ailleurs, le CHU de Nantes a activé son plan blanc ce vendredi.