Attentat à Conflans : Le CFCM propose un prêche aux imams de France

RELIGION S'ils le souhaitent, les imams pourront s'inspirer de cette proposition de texte pour leur prêche

A.I. avec AFP

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La Grande Mosquée de Paris (Archives)
La Grande Mosquée de Paris (Archives) — Clément Follain

A la veille de la prière du vendredi, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a fait parvenir jeudi aux imams de France une proposition de texte dont ils peuvent, s’ils le souhaitent, s’inspirer pour leur prêche. "L’assassinat horrible de notre concitoyen Samuel Paty, professeur d'histoire au collège Le Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, vient nous rappeler les fléaux qui marquent tristement notre réalité : celle des irruptions, dans notre pays, du radicalisme, de la violence et du terrorisme qui se réclamant de l' islam faisant des victimes de tous âges, de toutes conditions et de toutes convictions", commence le CFCM.

Pas de rôle religieux

Le CFCM, principal interlocuteur des pouvoirs publics en France lorsqu’il s’agit de parler de la religion musulmane, n’a pas de rôle religieux, et ce texte n’est donc qu’une proposition.

« Les promoteurs de la haine et de la barbarie font miroiter à leurs adeptes, notamment parmi les jeunes, l’illusion d’être élus pour accomplir une prétendue mission divine », poursuit ce texte. Les valeurs de « notre République laïque, indivisible, démocratique et sociale avec sa devise triptyque "liberté, égalité, fraternité", nous permettent à nous musulmans de France, comme à tous nos concitoyens, d’exercer librement notre culte ou de n’exercer aucun culte, de construire nos mosquées et de jouir entièrement de nos droits », est-il encore dit.

« Nous, musulmans ne sommes pas persécutés en France »

« Non ! Nous, musulmans ne sommes pas persécutés en France », poursuivent les auteurs. « Nous sommes parfois cibles d’actes antimusulmans », poursuivent-ils, mais « d’autres sont également victimes d’actes hostiles. Face à ces provocations nous devons rester dignes, sereins et lucides ».

Des représentants du CFCM ont été reçus lundi par Emmanuel Macron, à la suite de l’assassinat du professeur Samuel Paty. Ses responsables souhaitent notamment prendre en charge la formation des cadres religieux et mettre en place un cursus labellisé par le CFCM, avec notamment un processus de certification des imams.