Coronavirus en Auvergne Rhône-Alpes : Dix des douze départements sous couvre-feu dès minuit vendredi

EPIDEMIE Jusqu’alors, seules les métropoles de Lyon, Saint-Etienne et Grenoble étaient concernées

Elisa Frisullo
Illustration dans un service de réanimation.
Illustration dans un service de réanimation. — FRED SCHEIBER/SIPA

L’évolution impressionnante du taux d’incidence du virus ces derniers jours et la hausse des hospitalisations laissaient présager un renforcement des mesures dans la région. A compter de minuit ce vendredi, dix des douze départements d’Auvergne Rhône-Alpes seront sous couvre-feu, selon les annonces faites ce jeudi par le Premier ministre Jean Castex.

Jusqu’à présent, seules les métropoles de Lyon, Saint-Etienne et Grenoble, où l’épidémie de coronavirus s’est accélérée il y a une dizaine de jours, étaient soumises à cette interdiction de sortir (sauf dérogation) entre 21 h et 6h. Désormais, les habitants de l’Ain, de la Drôme, de l’Ardèche, de tout le département de la Loire, du Rhône, de l’Isère mais aussi des deux Savoies, du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire devront à leur tour respecter le couvre-feu. Seuls l’Allier et le Cantal sont pour l’heure exclus du périmètre d’alerte maximale.

Un taux d’incidence en très forte hausse

Dans la région, les hospitalisations et admissions en réanimation ont fortement progressé ces derniers jours. Et le taux d’incidence de la maladie bat des records, dans la Loire et le Rhône notamment. « A Saint-Etienne, il y a 800 cas positifs pour 100.000 habitants », a notamment cité ce jeudi soir le ministre de la Santé Olivier Véran pour illustrer la progression du virus. Au niveau national, ce taux d’incidence est de 251/100.000 habitants.

La région fait aussi partie des quatre territoires français où la situation est la plus difficile en réanimation, avec la région Paca, les Hauts-de-France et l’Ile de France. « La barre des 50 % de patients Covid en réanimation y a été franchie », a souligné Jean Castex, prévoyant un mois de novembre « éprouvant ». « Les semaines qui viennent seront dures », a-t-il ajouté.


S’il est encore trop tôt pour mesurer les effets du couvre-feu sur la pression hospitalière, de premières indications devraient être connues la semaine prochaine, soit quinze jours après la mise en place de ces dispositifs dans les métropoles les plus exposées au virus. Si les répercussions de cette mesure sur la circulation du virus ne sont pas flagrantes, le gouvernement n’exclut pas des mesures « plus dures », sans préciser lesquelles…