Attentat à Conflans : Les syndicats demandent un « temps banalisé » pour les enseignants à la rentrée

EDUCATION La communauté éducative veut pouvoir de se réunir avant l’arrivée des élèves le matin du 2 novembre

20 Minutes avec AFP

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Les syndicats d'enseignants, demandent à ce que la communauté éducative puisse se réunir avant l'arrivée des élèves le matin de la rentrée du 2 novembre.
Les syndicats d'enseignants, demandent à ce que la communauté éducative puisse se réunir avant l'arrivée des élèves le matin de la rentrée du 2 novembre. — ACCORSINI JEANNE/SIPA

Les syndicats d’enseignants ont été reçus ce jeudi au ministère pour évoquer le déroulé de la journée d’hommage à Samuel Paty dans les écoles à la rentrée. « On a tous insisté sur le besoin de laisser un temps banalisé aux équipes le matin de 2 novembre pour partager l’émotion et aussi poser des questions sur la façon dont l’institution a accompagné les collègues, sur l’enseignement de la laïcité. On a besoin de voir comment on va laisser s’exprimer les élèves aussi », a expliqué à la presse Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

Cela signifierait que les élèves, de la maternelle au lycée, ne pourraient potentiellement pas être accueillis dès 8 heures le 2 novembre. « Pour l’instant, nous n’avons pas de réponse précise, il faut faire vite pour informer les familles (…) On nous dit à ce stade, du côté du ministère, qu’un dialogue doit s’engager avec les collectivités territoriales », a ajouté Frédérique Rolet.

Des propositions sur une vidéo ou un texte qui viendraient du ministère

Sur le contenu de cette journée d’hommage au professeur Samuel Paty, décapité le 16 octobre à Conflans-Saint-Honorine dans les Yvelines, le ministère a présenté la possibilité d'« un temps pour l’accueil des personnels pour réfléchir à une harmonisation dans les établissements, puis le temps de l’hommage collectif, cadré nationalement, avec une minute de silence et une lecture », a détaillé Jean-Rémi Girard, président du Snalc (secondaire).

« Sur ces deux points il y a consensus », a-t-il ajouté, « mais là où ça discute, c’est sur le temps pédagogique, sur ce que l’on fait avec les élèves ». Sur ce dernier point, les organisations syndicales pointent toutes un cadrage « trop précis ». « On a eu des propositions sur une vidéo ou un texte qui viendraient du ministère. Cela nous paraît compliqué, car il faut le temps que l’on puisse préparer et cela pourrait peut-être se faire sur un temps plus long que la seule journée du 2 novembre », a ajouté Jean-Rémi Girard.

Adapter le message aux plus petits

Pour Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, il est également « très important de bien prendre en compte la différence entre les âges : de la maternelle à la Terminale, il y a une forte nuance d’âge. Ça a été entendu, mais il faut absolument adapter cet hommage à l’âge des enfants », a-t-il précisé, en insistant sur « l’adaptation du message, notamment en maternelle ».

Mercredi, Jean-Michel Blanquer a demandé à « tous les élus de la République, les conseillers municipaux, les maires, les sénateurs, d’être présents auprès des professeurs le jour de cette rentrée ». « On a eu un débat sur la présence des élus invités et il nous semble que si c’est une demande de certaines équipes pourquoi pas. Mais il ne faut surtout pas l’imposer, car nous avons des élus qui peuvent porter des paroles qui sont contraires aux idées de l’école et de tolérance de la République », a mis en garde Frédérique Rolet. Cette réunion de travail sur l’organisation de la journée du 2 novembre doit être suivie d’un second rendez-vous, la semaine prochaine.