Attentat de Conflans : « Plusieurs contacts téléphoniques entre Brahim C et l’auteur des faits » avant l’attaque

TERRORISME Retrouvez ici toutes les interventions du procureur général du Parquet national antiterroriste lors de sa conférence de presse ce mercredi

Marie de Fournas

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Jean-François Ricard, lors de sa première conférence de presse sur l'enquête, samedi.
Jean-François Ricard, lors de sa première conférence de presse sur l'enquête, samedi. — ISA HARSIN/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, a été assassiné vendredi soir, peu après être sorti de son collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. L’assaillant présumé, qui a revendiqué son attentat sur Twitter, a été abattu par la police.
  • Plus d’une dizaine de personnes ont été mises en garde à vue depuis vendredi soir, sept de ces personnes, dont deux mineures, vont être présentées ce mercredi à un juge antiterroriste.
  • Après une première conférence de presse, samedi, le procureur général du Parquet national antiterroriste doit fait un point sur l’avancée de l’enquête, ce mercredi.

A LIRE

LA VIDEO

 

15h40 : Ce live est maintenant terminé, merci de l’avoir suivi avec nous

15h32 : Achat de l’arme à Rouen

Les deux amis de l’assaillant l’auraient accompagné la veille des faits dans une coutellerie à Rouen pour l’achat d’un couteau. «Cette arme sera retrouvée à proximité du corps du terroriste».

15h30 : Ce que l’assaillant à dit aux collégiens

« L’assaillant a déclaré aux collégiens avoir l’intention de filer le professeur, de l’obliger à demander pardon pour la caricature du prophète, de l’humilier, de le frapper »

15h 27 : L'assaillant a proposé «300 ou 350euros» à un collégien pour identifier le professeur

Le proccureur explique que le collégien a accepté et s'est vu remettre une partie de la somme avant de rester «sur place avec l'auteur des faits». Le collégien qui a accepté l'aregnt a alors donné une description physique de Samuel Paty" à Abdoullakh Abouyezidovitch A

15h25: Le terroriste «s'est directement inspiré des messages de Brahim C.»

15h22 : « Une réinterprétation des faits »

« L’enquête démontré que la polémique enclenchée reposait sur des faits factuellement inexacts », a indiqué le procureur. Il a ainsi expliqué que les messages diffusés par Brahim C réinterprétaient des faits auxquels sa fille n’avait pas assisté.

En effet, le cours portant sur la liberté d’expression du 5 octobre s’est déroulé auprès d’une classe de quatrième à laquelle n’appartenait pas la fille qui s’est plainte auprès de son père. « Il est établi que c’est en réalité le mardi 6 octobre que la leçon sur la liberté d’expression a été dispensée dans la classe de la jeune fille. Il était également établi que cette dernière était alors absente pour maladie », rapporte Jean-François Ricard.

15h20 : On connaît les chefs d’accusation à l’encontre des sept personnes déférées

Elles l’ont été dans « la perspective d’une ouverture d’information des chefs de complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, de complicité de tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroristes en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes », a précisé le procureur.

15 h 17 : Jean-François Ricard parle de «plusieurs contacts téléphoniques et écrits entre Brahim C» et l’auteur des faits avant l’attaque.

Brahim C, le parent d’élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur après deux cours sur la liberté d’expression les 5 et 6 octobre fait partie des sept personnes déférées devant un juge aujourd’hui.

15 h 15 : Les trois amis de l’assaillant avaient connaissance de sa radicalisation

Trois amis de Abdoullakh Abouyezidovitch A, déférés devant le juge ont évoqué une « radicalisation depuis plusieurs mois » de l’assassin du professeur. Ils ont parlé de « changement d’apparence physique ». Deux des amis contestent avoir eu connaissance des projets mortifères de l’auteur.

15h10 : «Le professeur était désigné comme une cible sur les réseaux sociaux», indique le procureur

Il a pécisé que la vidéo sur Facebook relayée sur YouTube mentionnait le nom de l'enseignant et l’adresse de l'établissement. 

15h07 : Jean-François Ricard explique pourquoi deux mineurs sont déférés devant un juge

Le procureur indique que l’auteur de l’assassinat « ne disposait pas de moyen de l’identifier » et que l’identification du professeur a été rendue possible grâce à l’intervention de deux collégiens. Les deux collégiens sont soupçonnés d’avoir accepté l’argent et d’être restés avec l’auteur après que celui-ci a expliqué « vouloir entrer en contact avec Samuel Paty »

L'assaillant a proposé «300 ou 350euros» à un collégien pour identifier le professeur. Le proccureur explique que le collégien a accepté et s'est vu remettre une partie de la somme avant de rester «sur place avec l'auteur des faits». Le collégien qui a accepté l'argent a alors donné une description physique de Samuel Paty à Abdoullakh Abouyezidovitch A.

15h03 : Jean-François Ricard est arrivé et prend la parole

14h55 : Des mises en examen ?

On attend notamment de savoir s’il y aura des mises en examen parmi les sept personnes, dont deux mineurs, déférées ce mercredi devant un juge après l’assassinat vendredi du professeur Samuel Paty.

14h45 : Jean-François Ricard doit s’exprimer à 15h

Le procureur national antiterroriste tiendra une conférence de presse dans quelques minutes. Suivez ici avec nous ses déclarations en direct

Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue sur ce nouveau live de la rédaction de 20 Minutes sur les suites de l’attentat de Conflans, vendredi.