Attentat à Conflans : Sept personnes dont deux mineurs déférées ce mercredi devant un juge

ENQUETE Parmi elles on trouve Brahim C., le parent d’élève qui a lancé la mobilisation contre Samuel Paty, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui

20 Minutes avec AFP

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Hommage à Samuel Paty, sur les marches de l’Assemblée nationale le 20 octobre 2020.
Hommage à Samuel Paty, sur les marches de l’Assemblée nationale le 20 octobre 2020. — Louise MERESSE/SIPA

L’enquête sur l’attentat de Conflans avance. Sept personnes, dont deux mineurs, vont être présentées mercredi à un juge antiterroriste en vue de l’ouverture d’une information judiciaire et d’éventuelles mises en examen après l’assassinat vendredi du professeur Samuel Paty.

Des messages sur WhatsApp avec le tueur

Parmi elles figure Brahim C., le parent d’élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur après deux cours sur la liberté d’expression les 5 et 6 octobre. Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d’éventuelles complicités, s’intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l’assaillant, Abdoullakh Anzorov, un réfugié d’origine russe tchétchène de 18 ans. Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce parent d’élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge.

Egalement déférés, deux mineurs sont soupçonnés d’avoir reçu de l’argent de l’assaillant en échange de renseignements sur la victime. Une source proche du dossier avait expliqué lundi que l’enseignant décapité avait été « désigné » à l’assaillant « par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération ». Enfin, trois amis de l’assaillant, qui s’étaient livrés spontanément au commissariat d’Evreux vendredi soir, doivent eux aussi être présentés à un juge. Selon une source proche du dossier, l’un d’entre eux est soupçonné d’avoir convoyé l’assaillant, tandis qu’un autre est suspecté de l’avoir accompagné lors de l’achat d’une arme qui a servi lors de son attentat.

Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans qu’elles fassent l’objet de poursuites à ce stade. Parmi ces personnes figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le petit frère du meurtrier, mais aussi la compagne de Abdelhakim Sefrioui ainsi qu’un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l’assaillant.