Nantes : La Ruche à vélos invente le parking pour cyclistes « le plus sécurisé du monde »

START-UP Une start-up nantaise a inventé un parking entièrement automatisé, dont le premier est en cours d'installation à Angers

Julie Urbach

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Image de synthèse d'une Ruche à vélo (capacité 50 vélos).
Image de synthèse d'une Ruche à vélo (capacité 50 vélos). — La ruche à vélo
  • Une start-up nantaise veut lever les « obstacles » à l’utilisation du vélo en ville, dont le vol et le stationnement font partie.
  • La Ruche à vélos, projet lancé en 2017, est sur le point d’installer son premier parking « sécurisé et automatisé »

En plein boom depuis le déconfinement, l’usage du vélo reste pourtant toujours freiné par la peur du vol et le manque de solutions de stationnement sécurisé dans les grandes villes, selon une récente étude. Des préoccupations à laquelle a voulu s’attaquer la start-up nantaise La Ruche à vélo, dont l’invention devrait bientôt ravir les cyclistes du Maine-et-Loire. Près de la gare SNCF d' Angers, le premier exemplaire du « parking le plus sécurisé du monde » est en cours d’installation.

D’ici à la fin du mois de décembre, cette « ruche » permettra aux cyclistes (abonnés ou occasionnels) d’y garer leur vélo de manière rapide et avec l’assurance de le retrouver quand ils viendront le chercher, promet la start-up. Pour ce modèle expérimental, cette boîte habillée de bois, actuellement en fabrication en Vendée, pourra abriter dix vélos sur trois étages. C’est la ville d’Angers qui doit fixer les tarifs de stationnement.

Ranger et sortir son vélo en 30 secondes

« Notre parking est complètement automatisé : l’utilisateur pose son vélo dans un sas et la machine va le prendre en charge pour le ranger dans un espace inaccessible, très sécurisé, explique Antoine Cochou, fondateur de dirigeant de la Ruche à vélos. Il n’y a plus besoin de cadenas, ni d’enlever son siège bébé ou ses accessoires. La manipulation se fait en 30 secondes, afin que le stationnement ne soit plus un obstacle à l’utilisation du vélo en ville. » Autre avantage selon le chef d’entreprise, celui du gain de place : pour le modèle final, qui proposera 50 emplacements sur cinq étages, l’emprise au sol sera seulement de 24 m2.

L’idée a germé en 2017 alors qu’Antoine Cochou était encore élève ingénieur à l’Icam à Nantes. Depuis, avec ses deux camarades de promo, il a remporté plusieurs prix et a notamment été lauréat du budget participatif de la ville d’Angers. Les projets sont aujourd’hui nombreux. « Nous sommes en discussion avec plusieurs collectivités de l’Ouest, rapporte-t-il. L’objectif est d’installer quatre parkings l’année prochaine. » Et notamment à Nantes, où les contacts sont « très avancés ».

Dans ces nouveaux modèles, les vélos cargos seront acceptés. A côté, on trouvera une station de gonflage et des « casiers consignes », pour y déposer son casque par exemple.