Attentat à Conflans : L'auteur des faits avait échangé des messages avec le parent d'élève en garde à vue

ENQUETE Abdoullakh Anzorov et Brahim C. ont dialogué via Whatsapp dans les jours précédant la décapitation de l'enseignant devant le collège du Bois-d'Aulne

T.C. (avec Cl.G.)

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Un homme brandit un numéro du journal Charlie Hebdo lors du rassemblement en hommage à Samuel Paty le 19 octobre à Paris.
Un homme brandit un numéro du journal Charlie Hebdo lors du rassemblement en hommage à Samuel Paty le 19 octobre à Paris. — Louise MERESSE/SIPA

L’auteur de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine ( Yvelines) avait échangé des messages avec le parent d’élève qui mettait en cause Samuel Paty, l’enseignant tué, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux début octobre, apprend 20 Minutes de source proche de l’enquête, confirmant une information de BFMTV.

Abdoullakh Anzorov, un Tchétchène de 18 ans, avait ainsi dialogué avec Brahim C. via Whatsapp dans les jours précédant la décapitation de l'enseignant devant le collège du Bois-d'Aulne. Pour l’instant, on ne sait pas s’ils ont évoqué ensemble un projet d’attentat, précise notre source.

Depuis la survenue des faits, vendredi, l'enquête s'attache à déterminer les liens entre l'auteur et le parent d’une élève qui avait mis en cause Samuel Paty sur les réseaux sociaux, ainsi qu’avec le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, militant fiché S pour sa radicalisation.

La polémique autour du cours sur la liberté d'expression dispensé par ce professeur a débuté sur les réseaux sociaux le 7 octobre, après que Brahim C., le père d’une élève, a posté plusieurs messages et une première vidéo sur Facebook dans lesquels il somme les membres de sa communauté à faire exclure ce professeur, un « voyou », qui se vante « d’avoir fait la marche pour Charlie », insiste-t-il. S’il n’appellait pas à la violence, il donnait son nom, celui de l’établissement scolaire et même son numéro de téléphone. Deux autres vidéos suivront, dont l’une faite avec Abdelhakim Sefrioui, militant fiché S pour sa radicalisation.