Attentat à Conflans EN DIRECT : L'académie dément avoir envisagé de «sanctionner» Samuel Paty après son cours

LIVE Deux jours après le drame de Conflans et Eragny, entre Yvelines et Val-d’Oise, suivez avec nous les évènements de ce dimanche

Rachel Garrat-Valcarcel
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Des milliers de personnes réunies place de la République.
Des milliers de personnes réunies place de la République. — BERTRAND GUAY / AFP

L’ESSENTIEL

  • Vendredi soir, un professeur d’histoire géographie, Samuel Paty, a été assassiné, peu après sa sortie d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.
  • L’assaillant présumé, tué peu après, semble être, d’après les premiers éléments de l’enquête, Abdoullakh A., un Russe tchétchène né à Moscou en 2002 mais réfugié en France depuis ses 3 ans. Il a revendiqué son acte au nom de l’Islam.
  • L’onde de choc est immense depuis vendredi soir, dans la communauté éducative mais bien au-delà. De nombreux rassemblements en hommage doivent avoir lieu ce dimanche.

A LIRE

A VOIR

 

21h30 : C'est la fin de ce live

Merci de l'avoir suivi avec nous. Bonne soirée à tous

20h31 : François Hollande sur la place de la République à Paris

 

20H05 : « Je ne veux pas que ma fille se retrouve face à des professeurs apeurés ou qu’ils se musellent »

Notre journaliste Hélène Sergent s'est rendu ce dimanche après-midi au rassemblement parisien en hommage à Samuel Paty. Beaucoup ont le sentiment de revivre la marche du 11 janvier 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher.

Retrouvez notre article ici: Les manifestants redoutent une «fracture» et une «récupération politique»

19h50 : Des réponses «concrètes»

Le Conseil de défense, réuni depuis dimanche 18 heures autour d'Emmanuel Macron, étudie des «réponses concrètes, à court et moyen terme», a-t-on appris auprès de l'Elysée. Notamment le projet de loi en préparation qui est destiné à lutter contre le séparatisme et l'islam radical peut être «complété, élargi, approfondi», avait indiqué plus tôt l'entourage d'Emmanuel Macron.

Participent à ce Conseil restreint de défense et de sécurité nationale le Premier ministre Jean Castex et six ministres: Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Jean-Michel Blanquer (Education nationale), Florence Parly (Armées), Gérald Darmanin (Intérieur), Eric Dupond-Moretti (Justice) et Marlène Schiappa (Citoyenneté). Le procureur de la République antiterroriste Jean-François Ricard y assiste également.

19h08 : L’académie de Versailles dément avoir envisagé de sanctionner Samuel Paty

Dans un communiqué publié dimanche soir, les responsables académiques de Versailles démentent avoir envisagé de sanctionner Samuel Paty après la polémique créée par certains parents. « L’institution a toujours été en soutien total à l’égard de M. Paty. A aucun moment, il n’a été dit, ni même sous-entendu, ni pensé que l’institution allait "sévir" contre M.Paty », peut-on lire.

Ce communiqué vient en contrepoint des nombreuses vidéos publiées par un parent d’élève juste avant le drame, accusant le professeur de discrimination, le traitant de «voyou», révélant son nom et l'adresse de l'établissement. Dans l’une d’elle, le militant islamiste et antisioniste, Abdelhakim Sefraoui, indiquait que l’inspection académique était prête à « sévir » contre ce professeur. « C’est évidemment faux », affirme l’académie, ajoutant qu’il « serait absurde et paradoxal de donner crédit aux paroles de cette personne ». Les deux hommes sont actuellement en garde à vue.

L’académie précise avoir, au contraire, averti l’enseignant que des vidéos diffamatoires circulaient et l’avoir encouragé dans sa démarche de porter plainte.


 

18h36 : Le service vidéo de 20 Minutes revient sur cette journée d'hommage

6.000 à Nantes, 5.000 à Toulouse, des dizaines de milliers à Paris... Des rassemblements en hommage à Samuel Paty ont eu lieu partout en France. Retrouvez les images marquantes de cette journée. 

 

18h07 : Conseil de défense spécial

Le président de la République a réuni à l'Elysée ses ministres pour un conseil de défense spécial sur l'état de la menace islamiste ce dimanche à 18 heures. Un peu plus tôt dans l'après-midi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait savoir qu'il avait ordonné aux préfet d'expulser 231 étrangers en situation irrégulière fiché pour radicalisation, a révélé Europe 1. Parmi elles, 180 sont déjà en détention. Rappelons néanmoins que le meurtrier de Samuel Paty n'était ni en situation irrégulière ni connu pour sa radicalisation.

17H27 : A Nantes, près de 6.000 personnes en hommage à Samuel Paty

A Nantes, comme dans toutes les grandes villes de France, 6.000 personnes se sont rassemblées devant la préfecture en soutien aux proches de Samuel Paty, brandissant des caricatures ou des pancartes pour défendre la liberté d'expression.


 

17h08 : Adieu Monsieur le professeur

On ne vous oubliera jamais


 

16h51 : On va à Toulouse, place du Capitole

Nos journalistes sont aussi sur place.


 

16h47 : Et Hélène Sergent aussi, suit toujours les prises de parole

 

16h43 : Delphine Bancaud est toujours place de la République

 

16h37 : Un peu plus tôt il y avait un appel à se rassembler sur le Vieux-Port de Marseille

 

16h34 : Il y avait environ 6.000 personnes à Lyon pour Samuel Paty

 

16h31 : Jean Castex et les membres du gouvernement sont en train de quitter la place de la République

Ils y sont restés plus d’une heure.

16h27 : Des images désormais à Niort, dans les Deux-Sèvres

 

16h23 : L’AFP annonce des dizaines de milliers de personnes manifestants en France

Ici, on est toujours à Paris.


 

16h19 : Une petite idée de la foule parisienne, place de la République

Grace aux images de l’AFP.


 

16h17 : Il y a aussi des organisations étudiantes qui prennent la parole

 

16h14 : La militante féministe Caroline de Haas est aussi au rassemblement parisien

 

16h09 : Jean Castex a tweeté depuis la manifestation

Il est bien sûr extrêmement rare qu’un premier ministre assiste à une manifestation.

16h08 : On nous signale aussi un rassemblement à Nantes

 

16h05 : Encore de nouvelles photos de Paris

 

16h00 : Ma collègue Hélène Sergent est toujours place de la République à Paris

 

15h51 : Des bougies, des dessins, qui en rappellent d’autres, il y a cinq ans

 

15h44 : Je vous parlais plus tôt des applaudissements à la République, à Paris

Ici via un journaliste de Libération.


 

15h40 : De nombreux profs dans les cortèges

Une autre journaliste de la rédaction, Delphine Bancaud, est sur place, à titre personnel.


 

15h39 : Du monde dans les rues de Poitiers aussi

 

15h36 : Une Marseillaise est immédiatement entonnée

Notamment par Jean Castex, Valérie Pécresse et Anne Hidalgo.

15h35 : C'est l'heure d'une minute de silence place de la République à Paris
15h34 : Retour à Bordeaux, où nos journalistes sont aussi sur place

 

15h33 : C'est l'heure des discours à Paris

 

15h31 : Une autre place de la République, à Lille, est aussi noire de monde

Nos journalistes nordistes sont sur place.


 

15h29 : Il y a vraiment beaucoup de monde place de la République à Paris

Evidemment, rien de comparable avec le rassemblement historique – au sens propre du terme – du 11 janvier 2015, mais tout de même, en pleine pandémie, c’est une foule considérable.


 

15h26 : Un rassemblement aussi devant la sous-préfecture de Bayonne

 

15h24 : Jean Castex, Marlène Schiappa, Valérie Pécresse viennent d’arriver place de la République

Des élus, de droite, de gauche, du centre, les accompagnent.

15h21 : Une manifestation aussi place de la Bourse, à Bordeaux

 

15h18 : Du monde à Périgueux, en Dordogne, aussi

 

15h16 : Une Marseillaise, place de la République

On entend aussi de nombreux applaudissements sur la place.


 

15h12 : Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, vient d’arriver place de la République

Des milliers de personnes sont rassemblées…

15h11 : Les images de la place de la République commencent à nous parvenir

 

15h03 : Hélène Sergent, notre journaliste, est arrivée sur place

 

15h00 : Jean Castex devrait participer au rassemblement place de la République à Paris
14h49 : Pas de procédure de sanctions contre le professeur tué

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a démenti dimanche que Samuel Paty était menacé d’une sanction ou de remontrance pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, ainsi que l’ont suggéré certains intervenants sur les réseaux sociaux. « Cette information est fausse », a martelé Jean-Michel Blanquer interrogé par France Inter, France 2 et Le Monde.

Samuel Paty était la cible de violentes critiques d’un père d’élève et d’un militant islamiste connu des services de police, Abdelhakim Sefrioui, qui lui reprochaient d’avoir montré les caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

14h38 : Attal point le lynchage

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a souligné dimanche la « responsabilité » de ceux qui ont participé au « lynchage public » de Samuel Paty sur Internet avant l’assassinat de l’enseignant, mais aussi celle des réseaux sociaux. « Je suis convaincu que ceux qui ont participé à ce lynchage public de cet enseignant – il y a des vidéos qui ont été postées sur les réseaux, il y a peut-être d’autres mobilisations qu’on n’a pas vues – sont d’une certaine manière responsables de ce qui s’est passé », a-t-il estimé sur BFMTV. « Je ne suis pas la justice, je ne suis pas la police » mais « il faut une réponse absolument exemplaire sur ce sujet-là », a-t-il ajouté.

14h31 : L’ancien président de la République, François Hollande, sera présenté au rassemblement organisé à Paris

Des centaines de personnes sont déjà rassemblées place de la République, aux frontières des 3e, 10e et 11e arrondissements.

14h20 : Xavier Bertrand (DVD) veut un référendum

Organiser un référendum en faveur de la laïcité, durcir les sanctions en cas d’atteinte à ce principe, notamment sur les réseaux sociaux : le président ex-LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand veut « entrer en guerre contre les islamistes », après la décapitation d’un enseignant vendredi. « On est à un point de bascule dans notre pays. Les discours, les rassemblements (comme dimanche dans plusieurs villes de France, NDLR), ça a son importance », mais « oui ou non, on entre en guerre contre les islamistes ? », a demandé dimanche Xavier Bertrand lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

« Ce que je propose est une voie très différente » de celle tracée par Emmanuel Macron, dont le discours récent sur les séparatismes « allait dans la bonne direction » mais est « dépassé », estime l’ancien ministre, possible futur candidat à l’élection présidentielle.

14h09 : Je vous propose de faire un point sur l’enquête

 

13h55 : Je vous précise que dès 15 heures nous serons en direct du rassemblement parisien en hommage à Samuel Paty, Hélène Sergent, journaliste à 20 Minutes, y sera
13h17 : Pour Jean-Michel Blanquer, il faut continuer à montrer des caricatures aux élèves

« Sinon c'est donner la victoire à ceux qui veulent abîmer la République », estime ce dimanche sur France Inter le ministre de l'Education nationale. « On doit être unis pour dire que la liberté de conscience ne se négocie pas ».


 

13h10 : Samuel Paty « a été respectueux », estime le recteur de la mosquée de Lyon

« Le professeur a fait son travail », indique ce dimanche Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon et président du Conseil des mosquées du Rhône. « Il était en droit d’élever le niveau intellectuel sur la tolérance et la liberté d’expression. Il a été respectueux et il a même proposé aux élèves qui pourraient se sentir choqués de sortir. Il a voulu parler sans vexer, sans blesser », insiste-t-il.

« En France, la liberté d’expression existe et il faut qu’elle existe », estime-t-il. « Je n’incrimine pas l’islam, qui est une religion de la paix et de la tolérance. L’auteur des faits est un illuminé, a-t-il ajouté. Ces terroristes n’ont rien de religieux. Ils se réclament du prophète alors que le Coran dit : celui qui a tué un homme, c’est l’humanité tout entière qu’il a tuée. (…) Ces terroristes ne sont pas des religieux mais utilisent la religion pour prendre le pouvoir », ajoute-t-il, mettant également en cause les réseaux sociaux, qui « grandissent à la loupe ce qui se passe et donnent une vision déformée ».

 

12h56 : Valérie Pécresse veut des mesures « fortes »

La présidente (DVD) de la région Ile-de-France était sur Europe 1 et C News ce matin.


 

12h45 : Le rôle de groupes islamiste radicaux en cause

L’éventuelle implication de mouvements islamistes radicaux dans la mort de Samuel Paty suscite l’inquiétude des services de renseignement et du gouvernement. La présence du militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui parmi les onze personnes gardées à vue dans le cadre de l’enquête a renforcé ces soupçons. Ces mouvements islamistes « minoritaires, cherchent à convaincre les musulmans que la France serait un pays islamophobe. Ils cherchent à les instrumentaliser, à créer un conglomérat », affirme Laurent Nuñez, le coordonnateur national du renseignement et de la lutte antiterroriste.

« Et au moindre incident, ils se mettent à l’oeuvre. » Connu des services, Abdelhakim Sefrioui est le fondateur du collectif Cheikh Yassine (du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004). Début octobre, il avait accompagné au collège du Bois-d’Aulne de Conflans-Saint-Honorine, le père d’une élève pour demander le renvoi de Samuel Paty.

12h32 : Jean-Michel Blanquer donne des précisions sur le déroulé des évènements depuis que Samuel Paty avait montré des caricatures à ses élèves

Il est toujours sur France Inter et France Info, en ce moment.


 

12h24 : « Nous devons montrer que la démocratie est la plus forte », dit Blanquer

Le ministre de l’Education nationale est actuellement dans Questions politiques sur France Info et France Inter.


 

12h13 : Quelle réaction des enseignants et enseignantes après l’attentat ?

Notre spécialiste éducation, Delphine Bancaud, tente d’analyser la situation.


 

11h55 : Onze personnes en garde à vue

Onze personnes étaient en garde à vue dimanche, dont les parents, le grand-père et le petit frère de l’assaillant, interpellés à Evreux. Est également questionné, le père de l’élève qui a appelé à la mobilisation contre l’enseignant. Il a été interpellé à Chanteloup-les-Vignes. L’homme qui l’avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé sa fille dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que sa compagne, le sont également.

Le procureur général Jean-François Ricard a souligné que le père de l’élève avait une demi-sœur, qui est partie en 2014 rejoindre l’organisation Etat islamique en Syrie et fait l’objet d’un mandat de recherche. Il n’a fait aucun lien entre ce père de famille, son entourage et l’assaillant. Enfin, trois personnes ayant été en contact avec l’agresseur, qui se sont présentées spontanément au commissariat d’Evreux vendredi soir, sont aussi en garde à vue.

11h37 : Qui était Samuel Paty ?

Mon collègue Nicolas Camus vous en dit plus.


 

11h19 : Des ministres à la manifestation parisienne

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa ont annoncé qu’ils y représenteraient le gouvernement « en soutien aux professeurs, à la laïcité à la liberté d’expression et contre l’islamisme ».

11h06 : Qui est l’assaillant ?

L’assaillant, Abdoullakh A., est un jeune Russe tchétchène de 18 ans, né à Moscou. Connu pour des antécédents de droit commun, il n’a jamais été condamné. Il n’était pas connu des services de renseignement pour radicalisation, selon plusieurs sources proches du dossier. Il a obtenu le 4 mars 2020 un titre de séjour valable jusqu’en mars 2030. Il avait le statut de réfugié et habitait à Evreux en Normandie. Ses voisins le présente comme un jeune homme « discret », « plongé dans la religion » depuis trois ans.

Jean-François Ricard a expliqué que les enquêteurs avaient retrouvé dans son téléphone portable le texte de revendication envoyé sur Twitter. Ce texte avait été écrit à 12h17. Ils ont découvert aussi la photo de la tête de la victime envoyée à 16h57 sur Twitter. Cette photo était accompagnée d’un message adressé à Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles », expliquant vouloir se venger de celui « qui a osé rabaisser Muhammad ».

10h48 : « Je suis Charlie »

 

10h35 : Le rappel des faits

A 17h11, vendredi, les policiers de la brigade anticriminalité sont appelés par les policiers municipaux d’Eragny, qui ont découvert le corps d’un homme décapité sur la voie publique. Les faits se déroulent non loin du collège du Bois d’Aulne, situé à Conflans-Saint-Honorine, dans un quartier pavillonnaire sans histoires. En arrivant, les policiers tentent d’interpeller, à 200 mètres de la victime, un homme qui tire en leur direction « à cinq reprises » avec « une arme de poing », a expliqué le procureur Jean-François Ricard. Les policiers ripostent, l’agresseur est atteint de « neuf impacts ».

Il a, à ses côtés, une arme de poing de type Airsoft avec cinq cartouches de gaz, un couteau de type poignard. L’homme a tenté de se relever et de donner des coups de couteau aux policiers. Des sources judiciaires avaient affirmé vendredi que l’agresseur avait crié « Allah Akbar » avant que les policiers ne fassent feu. Un second couteau ensanglanté, avec une lame de 35 cm, est découvert à une trentaine de mètres de la victime, a ajouté Jean-François Ricard, lors d'une conférence de presse.

10h17 : « Il faut continuer à apprendre […] sinon les terroristes ils ont gagné »

C’est devenu une des vidéos les plus partagées autour du drame de vendredi soir, ce collégien de Conflans qui parle de l’importance de continuer à enseigner normalement.

 

9h59 : Un seuil franchi ?

C’est ce que pense Laurent Nunez, le nouveau coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. C’était ce matin sur France Info.


 

9h41 : Castex veut plus de fermeté en cas de souci à l’écoleLe Premier ministre Jean Castex a indiqué travailler à « une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces », dans un entretien au Journal du dimanche. « L’État sera à la hauteur de l’engagement (des enseignants) en répondant avec la plus grande fermeté à tous les ennemis de la République. Nous ne céderons rien, nous ne renoncerons jamais à ce que nous sommes : des citoyens libres et éclairés, dans une République laïque et solidaire, une et indivisible », fait valoir le chef du gouvernement.« Nous devons renforcer la détection de tous les signaux faibles qui sont autant d’alertes d’une dérive possible vers la radicalisation et la violence terroriste », a-t-il ajouté. Interrogé sur le projet de loi sur le séparatisme qui doit être présenté en décembre au Conseil des ministres, Jean Castex a indiqué qu’il « n’excluait pas » de le compléter.
9h28 : Une onzième personne placée en garde à vue (source judiciaire)

Cette personne est issue de l’entourage de l’assaillant, Abdoullakh A., un Russe tchétchène de 18 ans qui a été tué vendredi par les policiers, a précisé cette source à l’AFP.

9h16 : Samuel Paty au Panthéon ?

Le chef de file des députés LR Damien Abad a suggéré samedi la panthéonisation du professeur Samuel Paty, « martyr de la République ». « Les rassemblements et les hommages, nécessaires, ne suffisent plus », estime l’élu de l’Ain dans Le Parisien. « Il faut poser un acte symbolique fort. Ce professeur n’est pas une simple victime du terrorisme mais un martyr de la République », poursuit Damien Abad.

8h58 : L’hommage national, c’est pour mercredi

L’hommage national à Samuel Paty se tiendra mercredi, a indiqué l’Elysée samedi. Cet hommage, dont le lieu n’a pas encore été annoncé, est organisé en coordination avec la famille. Emmanuel Macron s’était rendu dès vendredi soir sur les lieux de l’attaque, à Conflans-Saine-Honorine, où il avait dénoncé un « attentat islamiste caractérisé ».

8h45 : Un premier hommage, déjà, hier soir, à Conflans

« Ne pas céder à la peur » : un millier de personnes se sont recueillies samedi devant le collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), au lendemain de la décapitation d’un professeur d’histoire, Samuel Paty, qui avait montré des caricatures de Mahomet à sa classe.

En milieu d’après-midi, un millier de parents, élus ou simples citoyens de toutes générations se sont rassemblés avec émotion devant l’établissement scolaire. Certains brandissaient des pancartes « Je suis instit » ou « Je suis enseignant ». L’hymne national a été entonné, puis des applaudissements ont parcouru la foule.

8h32 : La Nouvelle République met une caricature de Mahomet en une

Celle du regretté Cabu, en une de Charlie Hebdo, il y a quelques années, pour traiter de la mort de Samuel Paty.


 

8h21 : Des hommages, pas qu’à Paris

L’Association des maires de France (AMF) a appelé samedi toutes les communes à rendre hommage à la victime, proposant « d’afficher sur leurs bâtiments le mot-dièse #JeSuisEnseignant, de respecter une minute de silence lors de la prochaine réunion du conseil municipal et choisir un jour de mise en berne du drapeau de la mairie ».

8h13 : Le début d’une journée d’hommages

Les responsables des principaux partis politiques, associations et syndicats manifesteront dimanche à 15h00 à Paris, place de la République, et dans de nombreuses autres villes dont Lyon, Toulouse, Strasbourg, Nantes ou encore Marseille, Lille et Bordeaux.

Ont notamment annoncé leur participation le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, et celui d’Europe-Ecologie-Les Verts, Julien Bayou. Leurs partis politiques respectifs ont également appelé à se joindre aux rassemblements. Le journal Charlie Hebdo s’est également associé à l’appel dans la capitale.

Bonjour à tous et à toutes. Bienvenue sur ce nouveau live de la rédaction de 20 Minutes sur l’attentat de Conflans. Nous suivrons notamment aujourd’hui les manifestations prévues ce dimanche.