Attentat à Conflans : D’importants rassemblements attendus en France dimanche

TERRORISME Revivez avec nous les suites de l'homicide à Conflans-Sainte-Honorine, où un enseignant a été tué vendredi

V.R.B., R. G.-V. et L. Gam.

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Un millier de personnes ont rendu hommage à l'enseignant ce samedi 17 octobre 2020.
Un millier de personnes ont rendu hommage à l'enseignant ce samedi 17 octobre 2020. — AFP

L’ESSENTIEL

  • Un professeur d’histoire-géographie a été décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), vers 17 heures, près du collège où il enseignait.
  • Le suspect du meurtre, âgé de 18 ans, a été tué par la police, dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise). Il était inconnu des services du renseignement pour radicalisation, selon nos informations, mais était connu pour des faits de droit commun. Le Parquet national antiterroriste s’est immédiatement saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
  • Emmanuel Macron a prononcé un discours devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine où enseignait le professeur. Il a assuré : « L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas, nous ferons bloc. »

A LIRE AUSSI

A VOIR

 

23h : Ce live est désormais terminé, merci de l’avoir suivi

 

21h30 : Des politiques dans des rassemblements partout en France dimanche
Des responsables politiques de tous bords ont prévu de participer aux rassemblements prévus dans plusieurs dizaines de villes de France dimanche, dont l’un à Paris place de la République. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé sa présence. Le patron de La République en marche Stanislas Guerini, a également indiqué qu’il y participerait, de même que le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le patron du PS Olivier Faure, et celui d’Europe-Ecologie-Les Verts Julien Bayou. Le numéro un du PCF, Fabien Roussel, a indiqué qu’il serait « soit à Paris, soit à Lille ». François Bayrou, président du MoDem et Haut-commissaire au Plan, a précisé à l’AFP qu’il participerait à un rassemblement à Pau, ville dont il est maire. Le président de LR Christian Jacob sera lui aux côtés des enseignants à Provins (Seine-et-Marne), sa commune.

21h20 : Damien Abad (LR) suggère la panthéonisation du professeur
Le chef de file des députés LR Damien Abad suggère la panthéonisation de Samuel Patry, qu’il qualifie de « martyr de la République ». « Les rassemblements et les hommages, nécessaires, ne suffisent plus », estime l’élu de l’Ain dans Le Parisien. « Il faut poser un acte symbolique fort. Ce professeur n’est pas une simple victime du terrorisme mais un martyr de la République », poursuit-il. Le Panthéon est « le temple républicain, le lieu de mémoire collectif par excellence », souligne-t-il. Et de faire valoir : « Les terroristes ont voulu décapiter la République. Il faut montrer qu’elle se tient debout. Cela dépasse la personne même de Samuel Paty ».

19h30 : A Conflans-Saint-Honorine, un millier de personnes ont rendu hommage à l'enseignant décapité

En milieu d’après-midi, un millier de parents, élus ou simples citoyens de toutes générations se sont rassemblés avec émotion devant l’établissement scolaire. Certains brandissaient des pancartes « Je suis instit » ou « Je suis enseignant ». L’hymne national a été entonné, puis des applaudissements ont parcouru la foule.

19h22 : Toutes les communes de France appelées à un hommage

L’Association des maires de France (AMF) a appelle toutes les communes à rendre hommage à Samuel Paty. L’AMF, présidée par François Baroin (LR), « propose aux communes d’afficher sur leurs bâtiments le mot-dièse #jesuisenseignant, de respecter une minute de silence lors de la prochaine réunion du conseil municipal et choisir un jour de mise en berne du drapeau de la mairie », selon un communiqué.

 

19h14 : Une nouvelle personne en garde à vue (source judiciaire)

Une nouvelle personne a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Cela porte à dix le nombre de personnes en garde à vue dans cette enquête ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

18h24 : « On aura d’autres attentats terroristes », déplore François Hollande

François Hollande a réagi ce soir sur BFMTV à l’attentat visant Samuel Paty, le professeur d’histoire-géographie. « La cible du terrorisme islamiste, c’est la liberté et la République qui la garantit », a d’abord expliqué l’ancien président de la République, avant d’ajouter que « les enseignants sont trop souvent livrés, seuls, à l’exercice de leur métier ». « On aura d’autres attentats terroristes, n’imaginons pas que nous en aurons terminé d’un seul coup parce qu’il y aura une loi supplémentaire », a-t-il déclaré.

18h17 : L’hommage national à Samuel Paty se tiendra mercredi, annonce l’Elysée

Cet hommage, dont le lieu n’a pas encore été annoncé, est organisé en coordination avec la famille. Emmanuel Macron s’était rendu dès vendredi soir sur les lieux de l’attaque, à Conflans-Saine-Honorine, où il avait dénoncé un « attentat islamiste caractérisé ».

18h05 : Gérald Darmanin appelle les préfets à la vigilance

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin appelle les préfets à prendre « immédiatement toutes les mesures afin de garantir la sécurité des citoyens » qui participeront aux rassemblements en soutien au professeur d’histoire. Dans un message à l’AFP, le ministre rappelle également que « le niveau de menace terroriste reste élevé ». « Tout incident ou trouble à l’ordre public en lien avec cet attentat et les réactions qu’il suscite devra faire l’objet d’un avis immédiat à mon cabinet », écrit-il. Le ministre de l’Intérieur ajoute qu’il organisera dimanche « en fin de journée » une visioconférence avec les préfets « sur les sujets en lien avec l’événement terroriste de ce vendredi ».

18h : Le drame de Conflans remet en lumière les cas de contestations de certains enseignements par des élèves

 

17h40 : Appel à un rassemblement dimanche place de la République à Paris 

La préfecture de police de Paris a autorisé un rassemblement dimanche à 15 heures, place de la République, pour rendre hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine décapité, après l'appel lancé par plusieurs associations et syndicats.

17h30 : Au lendemain de l’assassinat de l’enseignant, 20 Minutes fait le point sur l’enquête

 

17h20 : Un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui, en garde à vue

Un militant islamiste très actif, Abdelhakim Sefrioui, fait partie des neuf personnes en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du professeur d’histoire, a-t-on appris samedi de source proche du dossier. Interpellé samedi à Evry avec sa compagne, Abdelhakim Sefrioui avait accompagné début octobre au collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, le père d’une élève pour demander le renvoi de la victime, qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

17h01 : L’assaillant n’avait plus aucun lien avec la Russie (ambassade russe)

L’assaillant tchétchène présumé n’avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, a relevé l’ambassade de Russie, citée par les agences russes. « Ce crime n’a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis douze ans et avait été accueilli par la partie française », a dit un porte-parole de la représentation russe à Paris à l’agence Tass, « en l’occurrence l’important n’est pas où il est né, mais où, quand et comment il a été converti à une idéologie terroriste que la Russie condamne, bien sûr, sous toutes ses formes ».

16h58 : Une enquête pour apologie du terrorisme contre un tweet

Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête après la publication sur Twitter d’un message se félicitant de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). L’enquête de flagrance a été ouverte pour « apologie d’acte de terrorisme commise par le biais d’un moyen de communication », selon le parquet. Ce tweet, publié samedi, dénonçait par ailleurs le fait de montrer à des élèves des caricatures de Mahomet. Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ).

16h51 : Un acte prémédité

Jean-François Ricard a expliqué que les enquêteurs avaient retrouvé dans le téléphone de l’assaillant présumé le texte de revendication envoyé sur Twitter. Ce texte avait été écrit à 12h17. Ils ont découvert aussi la photo de la tête de la victime envoyée à 16h57 sur Twitter.

16h32 : Jean-François Ricard a donné le nom de l’assaillant présumé : Abdoullakh A.

Il est « né le 12 mars 2002 à Moscou en Russie » et qui bénéficiait du statut de réfugié, a été abattu par des policiers alors qu’il « courait dans leur direction en tirant à cinq reprises avec une arme de poing », a expliqué le procureur. Selon son récit, trois policiers ont riposté, entraînant la chute de l’assaillant. « Alors qu’il tentait de se relever et de donner des coups de couteau aux policiers, il était neutralisé par les forces de l’ordre », a-t-il raconté, indiquant que son corps présentait « neuf impacts » de balle. Les policiers ont retrouvé sur lui « un couteau de type poignard, une arme de poing de type Airsoft et cinq cartouches de gaz compatibles avec cette arme ».

16h25 : Les élus de Conflans ont chanté La Marseillaise devant le collègue, en hommage

 

15h46 : Les parents d’élèves de la FCPE (proche de la gauche) se disent choqués

« Rien ne justifie qu’un enseignant, un journaliste, un artiste ou tout simplement un jeune assistant à un concert, perde la vie au motif qu’il incarnerait le » mal « occidental aux yeux des tenants d’un islamisme régressif, meurtrier et fanatique. La FCPE adresse ses plus sincères condoléances à la famille de l’enseignant assassiné et assure de son soutien ses collègues ainsi que les élèves et leurs familles. »

15h37 : Hier soir, un autre parent d’élève, qui se décrit comme musulman, parlait du professeur tué et du fameux cours où des caricatures ont été montrées

Son fils en était.

 

15h33 : Il était inconnu des services de renseignement, mais connu des services de police du côté d’Evreux pour des actes de délinquance, quand il était mineur

Rappel : l’auteur présumé a eu 18 ans en mars

15h32 : L’auteur présumé est né en Russie en 2002, mais il était en France depuis l’âge de 3 ans

15h29 : On fait très vite le point sur toutes les annonces du procureur général du Parquet national antiterroriste

Il a globalement confirmé ce que l’on savait déjà, peu d’éléments nouveaux.

15h20 : Jean-François Ricard annonce qu’il ne répond pas aux questions aujourd’hui, il met fin au point presse

15h19 : Les enquêteurs et enquêtrices cherchent à retracer l’emploi du temps de l’assaillant présumé

15h18 : Neuf personnes en garde à vue, quatre dans l’entourage direct de l’assaillant, deux autres se sont présentées spontanément au commissariat d’Evreux

Le parent d’élève aussi est en garde à vue depuis ce matin, sa demi-sœur a rejoint Daesh en 2014, elle est recherchée. Les deux autres gardés à vue sont des proches de ce père de famille. 

15h17 : Le procureur général relate les différentes vidéos publiées par le même parent d’élève pour dénoncer le professeur tué vendredi soir

Il avait aussi rencontré la principale du collège, demandant le renvoi du professeur.

15h16 : Une enquête a don été ouverte, le professeur a nié avoir demandé aux élèves musulmans de sortir

Il aurait en revanche proposé à ceux qui le souhaitaient de ne pas regarder la caricature si elle pouvait les heurter.

15h13 : Le PNAT confirme qu’une plainte avait bien été déposée par un parent d’élève contre le professeur pour avoir diffusé une caricature de Mahomet

15h12 : Le procureur général confirme que le professeur avait montré les caricatures de Mahomet en cour, au moment d’un débat sur la liberté d’expression

C’était au début du mois.

15h11 : Un second couteau, ensanglanté, a été découvert à 30 mètres des lieux du crime

15h10 : Ricard rappelle les deux tweets de revendication, le compte appartient bien à l’assaillant présumé

15h08 : L’assaillant portait sur lui un poignard et un pistolet à bille, il avait un titre de séjour comme réfugié délivré en mars valable pour dix ans

Il était réfugié et résidait à Evreux, il était inconnu des services de renseignement.

15h07 : « De nombreuses investigations doivent être encore réalisées », dit Ricard, avant d’en venir aux faits

15h06 : La conférence de presse de Jean-François Ricard commence

15h03 : La conférence de presse du parquet antiterroriste devrait bientôt commencer

En tout cas, elle était prévue à 15 heures.

14h57 : Confirmation du rassemblement demain à Paris

Plusieurs associations et syndicats ont lancé samedi un appel à un rassemblement dimanche à 15 heures place de la République à Paris pour rendre hommage au professeur décapité. Cet appel a été lancé par SOS Racisme, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa-Education, le SNALC, la FCPE, la FIDL (syndicat lycéen) la FAGE, l’UEJF et « Dessinez Créez Liberté ».

« On attend encore l’autorisation de la préfecture », a dit à la presse Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education, après une réunion au ministère de l’Education avec les syndicats enseignants, en présence du Premier ministre Jean Castex. « Je comprends cette initiative, j’y adhère. Si elle devait avoir lieu, j’irai évidemment à cette manifestation dans le respect des conditions sanitaires qui sont les nôtres aujourd’hui », a pour sa part affirmé à la presse le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. « Nous devons montrer notre soutien à la République », a-t-il ajouté.

14h46 : Bernard Cazeneuve appelle à « combattre l’islamisme », cette « idéologie qui ronge de l’intérieur l’islam de France », « par tous les moyens du droit »

L’ancien premier ministre socialiste a estimé que l’islamisme est « le dévoiement d’une religion par un petit nombre d’individus ». Ceux-ci « n’ont que la haine à l’esprit de ce que nous sommes fondamentalement, la haine de l’amour que nous avons de la liberté, la haine que nous avons de l’amour de notre prochain, surtout lorsqu’il est différent de nous ».

Selon Bernard Cazeneuve, « il est important » de « dénoncer l’islamisme pour ce qu’il est, et de dire sans la moindre complaisance que la République, dans l’ensemble de ses institutions, est déterminée à le combattre par tous les moyens du droit, et je dis bien tous les moyens du droit, dont la République dispose, dans la plus grande fermeté ».

14h21 : La réaction du syndicat FSU

« C’est toute la communauté éducative (…) qui est profondément atteinte et endeuillée, et au-delà l’ensemble de la société. L’assassinat lâche et abject d’un enseignant porte aussi attaque à des principes fondamentaux de la République comme la liberté d’expression, la liberté de conscience, la laïcité. La FSU demande (…) que chacun s’abstienne de toute instrumentalisation politique. Elle refusera toute stigmatisation des musulmans. Elle ne lâchera rien sur la nécessité d’apporter partout, pour tous, l’instruction, la raison, la réflexion et tout ce qui permet de construire l’autonomie de jugement. »

13h46 : Les hommages se multiplient deavnt l'établissement du Bois d'Aulne

En file indienne, des dizaines d'élèves et de parents se succèdent pour déposer une rose blanche au pied des grilles. Pas un mot, pas un bruit, juste quelques affichettes «Je suis enseignant» brandies comme un défi à l'horreur.

13h17 : Fin du point presse de Jean-Michel Blanquer

Il a terminé en disant qu’il était tout à fait disposé à aller à une manifestation de soutien au professeur tué.

13h17 : « Le travail pour la rentrer va se faire avec l’ensemble des acteurs mobilisés sur les enjeux de la République. Il y aura des ressources pédagogiques pour la rentrée »

13h12 : « Un professeur est tout à fait en droit de montrer ces caricatures » (de Mahomet)

Il ne dit en revanche pas que les professeurs « doivent » les montrer comme un journaliste lui demandait.

13h10 : « Je dis ma solidarité complète envers tous les professeurs de France »

13h09 : « Il y a une liberté pédagogique des professeurs (…) Nous devons sans cesse donner des éléments aux professeurs des règles, des éléments pédagogiques. C’est ce que nous faisons, et nous le ferons davantage. »

Il répondait à une question sur l’enseignement civique et moral.

13h07 : Blanquer annonce une minute de silence à la rentrée mais aussi d’autres initiatives pédagogiques qui restent à préciser

13h07 : « Nous ne transmettons pas seulement des connaissances mais aussi des valeurs »

13h06 : Blanquer appelle à l’unité du « monde adulte » en vue de la rentrée scolaire du 2 novembre

13h05 : « La laïcité est synonyme de liberté, c’est le socle de nos valeurs. La laïcité est une clef dans notre société (…) Et c’est cela qui est attaqué »

13h04 : « Je sais à quel point l’ensemble de Français en envie de dire et de manifester leur unité »

Blanquer ne dit pas quelle forme cette « solidarité » prendra.

13h03 : Il annonce qu’après avoir reçu les syndicats d’enseignants, il va recevoir les associations de parents d’élèves

13h02 : « Je veux exprimer toute l’émotion de l’Education nationale »

« Ce qui s’est passé est inqualifiable, n’a pas de nom et doit être combattu. C’est la haine de la République qui s’est exprimée. »

13h00 : Blanquer prend la parole

12h44 : La réaction de la fédération de parents d’élèves Peep, proche de la droite

« La fédération Peep condamne avec la plus grande fermeté cet acte de barbarie. Elle tient à exprimer son immense tristesse et sa solidarité avec la famille de cet enseignant ainsi qu’avec tous les personnels, élèves et parents d’élèves du collège Bois-d’Aulne. En aucun cas, les conflits au sein d’un établissement ne devraient aboutir à une issue aussi tragique. Seuls l’échange et le dialogue sont de mise pour mettre fin aux dissensions ou éventuels malentendus. »

12h37 : Halte aux hommages avec une photo d’un journaliste de 20 Minutes !

Mon collègue Clément Giuliano explique que nombreux sont ceux et celles qui ont fait erreur depuis hier soir.

 

12h33 : L’Association des professeurs d’histoire et de géographie fait part de sa sidération

« Ce meurtre d’une extrême violence nous sidère toutes et tous, mais nous faisons bloc face à la sauvagerie. Toutes nos pensées et celles de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG) vont à la famille de notre collègue assassiné. »

12h24 : Le maire de Conflans-Sainte-Honorine s’est exprimé

Laurent Brosse (LR), visiblement très ému, a apporté son soutien à la communauté éducative, dit sa reconnaissance pour les forces de l’ordre. Il a souligné la tranquillité habituelle de sa commune des Yvelines : « Je dois dire à nos habitants que nous nous révélerons tous ensemble, grâce à notre esprit de solidarité. »

« C’est la République qui est attaquée, évidemment », a dit Laurent Brosse, qui ne veut pas s’exprimer sur les faits eux-mêmes et laisser l’enquête se dérouler.

12h06 : La communauté tchétchène est « horrifiée »

C’est ce qu’a affirmé l’Assemblée des Tchétchènes d’Europe qui « condamne avec la plus grande fermeté » l’attentat commis par un Russe tchétchène de 18 ans. « Notre communauté est horrifiée comme tous les Français par cet incident », a souligné dans un communiqué cette assemblée basée à Strasbourg, relevant « qu’aucune communauté ne peut être tenue pour responsable pour tous les actes isolés de ses ressortissants ». Fondée en 2017 et rassemblant une vingtaine d’associations tchétchènes d’Europe, l’Assemblée « condamne avec la plus grande fermeté ce crime et tient à affirmer de nouveau la position de ses membres qui consiste en la condamnation de toute forme d’extrémisme religieux et de tout acte de violence ».

11h53 : Jean-Michel Blanquer tiendra une conférence de presse à 12h30

Elle sera à suivre ici, bien sûr.

11h42 : Des appels à manifester

La spécialiste éducation de 20 Minutes, Delphine Bancaud, m’indique que le syndicat enseignant Snes lance un appel à un rassemblement, dimanche, à 15 heures, place de la République, à Paris. D’autres appels semblent se profiler à Lille ou Clermont-Ferrand, par exemple.

11h38 : Jean-Michel Blanquer s’adresse à la communauté éducative

Le ministre de l’Education nationale a publié une vidéo, ce matin.

 

11h31 : Une plainte avait bien été déposée contre le professeur assassiné

Le professeur d’histoire décapité vendredi était visé depuis la semaine dernière par la plainte d’un parent d’élève indigné qu’il ait montré des caricatures de Mahomet à sa classe, a-t-on appris samedi de source proche du dossier. Selon cette source, il s’agit « manifestement » du père actuellement en garde à vue, qui avait diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il qualifiait l’enseignant de « voyou » pour avoir montré des caricatures de Mahomet « nu » pendant un cours dans la classe de 4e de sa fille. Le professeur avait, quelques jours plus tard, porté plainte à son tour pour diffamation, a ajouté la source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV.

11h20 : Un hommage national sera rendu au professeur décapité, annonce l’Elysée

Cet hommage, dont la date n’est pas encore fixée, est organisé en coordination avec la famille, a précisé l’Elysée à l’AFP. Emmanuel Macron s’était rendu dès vendredi soir sur les lieux de l’attaque, à Conflans-Saine-Honorine, où il avait dénoncé un « attentat islamiste caractérisé ».

11h17 : On en sait un peu plus sur la conférence de presse de cet après-midi

Jean-François Ricard, le procureur antiterroriste, la donnera à 15 heures. Elle sera bien sûr à suivre ici.

10h48 : Le Premier ministre doit tenir une réunion à 11 heures avec les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer

10h37 : « Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées », a martelé Jean Castex, samedi, lors d’une réunion avec des syndicats enseignants

« Après la liberté de la presse et Charlie Hebdo, la liberté d’enseigner : bref, la République » est visée, a ajouté, selon son entourage, le chef du gouvernement, qui a fait part de sa « totale indignation ». « La laïcité, colonne vertébrale de la République, a été, à travers cet acte ignoble, visée », a encore dit M. Castex devant les syndicats enseignants lors d’une réunion au ministère de l’Education nationale.

 

10h22 : La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a adressé samedi ses « pensées » aux enseignants « en France et partout en Europe »

« J’ai appris avec horreur l’assassinat d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine. J’adresse mes condoléances à sa famille et aux Français. Mes pensées vont aussi aux enseignants, en France et partout en Europe. Sans eux, il n’y a pas de citoyens. Sans eux, il n’y a pas de démocratie », a-t-elle publié sur Twitter.

10h10 : Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer devait recevoir à 9 heures les représentants des personnels et des parents d’élèves

Il a auusi promis qu’il s’adressera par vidéo « à tous les professeurs, les personnels et aux familles ».

10h02 : Le Sénat dégaine une proposition de loi constitutionnelle contre l’islamisme radical

Le texte avait été préparé avant la décapitation d’un enseignant vendredi et l’appel d’Emmanuel Macron à faire « bloc » contre « l’obscurantisme ». Le Sénat va examiner lundi une proposition de loi de la droite sur la laïcité, afin d’inscrire dans la Constitution la prééminence des règles de la République.

 

9h57 : Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard doit donner une conférence de presse samedi après-midi

9h30 : Cinq nouvelles personnes en garde à vue

Elles ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi, portant à neuf le nombre total de personnes en garde à vue. 

Parmi les cinq nouvelles personnes, figurent deux parents d'élève - un homme et son épouse - du collège où travaillait la victime. Ces personnes avaient eu un différend avec l'enseignant sur les caricatures de Mahomet que l'enseignant avait montrées en classe.

Trois personnes de l'entourage non familial de l'assaillant ont par ailleurs été interpellées. Quatre autres personnes, dont un mineur, issues de l'entourage familial du suspect, avaient été arrêtées auparavant à Evreux (Eure).

Bonjour à tous,

Nous suivons ce samedi les suites de l'attentat terroriste de Conflans Sainte-Honorine, les réactions au drame et les dernières informations sur les circonstances de cette attaque.