Attaque à Conflans : Quatre personnes dont un mineur placées en garde à vue

TERRORISME Suivez avec nous les suites de l'homicide à Conflans-Sainte-Honorine, où un enseignant a été tué ce vendredi

L.C. et F.H. , avec C.Po.

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Des policiers à Eragny (Val-d'Oise) où un homme a été abattu par la police le 16 octobre 2020, soupçonné d'avoir décapité un enseignant.
Des policiers à Eragny (Val-d'Oise) où un homme a été abattu par la police le 16 octobre 2020, soupçonné d'avoir décapité un enseignant. — ABDULMONAM EASSA / AFP

L’ESSENTIEL

  • Un professeur d’histoire-géographie a été décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), vers 17 heures, près du collège où il enseignait.
  • Le suspect du meurtre, âgé de 18 ans, a été tué par la police, dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise). Il était inconnu des services du renseignement pour radicalisation, selon nos informations, mais était connu pour des faits de droit commun.
  • Le Parquet national antiterroriste s’est immédiatement saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
  • Emmanuel Macron a prononcé un discours devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine où enseignait le professeur. Il a assuré : « L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas, nous ferons bloc. »

A LIRE AUSSI

A VOIR

 

 

2h00: Ce live est terminé

Bonne nuit à tous. On se retrouve dans quelques heures pour suivre la suite de l'enquête. Avec la conférence de presse du procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, dans l'après-midi.

00h34: Quatre personnes dont un mineur placées en garde à vue

Selon une source judiciaire, quatre personnes dont un mineur ont été placées en garde à vue. Ces personnes sont issues de l'entourage familial de l'assaillant, qui a été tué par des policiers, selon cette source.

00h28: Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, teindra une conférence de presse samedi après-midi

 

00h01 : L’association des maires d’Ile-de-France appelle à mettre les drapeaux des communes en berne

En hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine mais également « en hommage à la liberté d’expression assassinée et à notre République mise en danger par l’obscurantisme », l’association des maires d’Ile-de-France appelle les édiles de la région à « mettre leurs drapeaux en berne », ce samedi.

23h56: Le Snes-FSU demande une minute de silence dans les établissements scolaires, ce samedi à 11h

 

23h40 : Effroi du monde enseignant après le meurtre du professeur de Conflans
L’AFP a recueilli les réactions de syndicats enseignants après la décapitation de l’un des leurs dans les Yvelines. « Nous sommes sous le choc », a déclaré Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. « Un collègue a été assassiné parce qu’il a fait son métier en utilisant le support de la caricature », a-t-elle ajouté, évoquant une « attaque contre le cœur du métier de professeur qui consiste à enseigner mais aussi à former des citoyens, construire des opinions éclairées en confrontant des avis différents ».

Même émotion du côté du SE-Unsa : « c’est l’horreur qui frappe l’école de la République », a lancé son secrétaire général, Stéphane Crochet. « Toute la communauté éducative est profondément bouleversée, les personnels, les élèves, les familles. »

23h13 : « La douleur de perdre un proche, un professeur, un collègue est insupportable », pour le syndicat Sud Education

Via un communiqué, le syndicat Sud Education a exprimé « son horreur face à cet assassinat » et adressé « ses pensées à ses proches, ses collègues, ses élèves, sa famille. La douleur de perdre un proche, un professeur, un collègue est insupportable, particulièrement dans de telles conditions ».

23h06 : Un message posté sur Twitter adressé à Emmanuel Macron par l’assaillant ? Les enquêteurs cherchent à savoir si l’assaillant a posté un message sur Twitter montrant une photo de la tête de la victime avec un message adressé à Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles », et qui dit vouloir venger par cette décapitation celui « qui a osé rabaisser Muhammad ».

23h02 : Une pièce d’identité retrouvée près du corps de l’assaillant

Les forces de l’ordre ont découvert à proximité du corps de l’assaillant une pièce d’identité appartenant à un homme de 18 ans, né à Moscou, d’origine tchétchène. Si des vérifications sont toujours en cours pour déterminer que ce document est bien le sien, l’assaillant n’est, semble-t-il, pas fiché par les services de renseignement. Il était, en revanche, connu pour des délits de droits commun.

22h50 : Des pressions sur le collège après le cours de l’enseignant

Lors de son allocution devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine, Emmanuel Macron a évoqué les « pressions » reçues par la proviseure après le cours du professeur d’histoire-géo. Selon nos informations, après ce cours qui a eu lieu le 5 octobre, plusieurs parents d’élèves se sont plaints auprès de la direction de l’établissement et l’un d’eux a publié sur les réseaux sociaux une vidéo largement relayée. Il explique notamment que l’enseignant aurait demandé aux élèves musulmans de sortir parce qu’il allait diffuser une caricature du prophète. Il précise que sa fille à lui est restée. Des éléments qui restent à préciser.

Selon une source policière, le professeur était victime de menaces depuis plusieurs jours et son adresse avait été dévoilée. L’attaque a néanmoins eu lieu à proximité immédiate de l’établissement scolaire.

22h47: Des perquisitions en cours dans plusieurs domiciles

Selon BFM TV, plusieurs perquisitions sont en cours dans différents domiciles dont celui de l'assaillant.

22h32 : « L’obscurantisme ne gagnera pas », annonce Emmanuel Macron

Le chef de l’Etat poursuit : « Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas, nous ferons bloc. »

 

22h30 : La Nation au soutien des enseignants, selon le président de la République

« La Nation tout entière est avec les enseignants, aujourd’hui et demain, pour les protéger, les défendre et leur permettre de faire le plus beau métier qui soit », annonce le chef de l’Etat.

22h27 : « Notre compatriote a été victime d'un attentat terroriste islamiste caractérisé », annonce Emmanuel Macron

« Un de nos concitoyens a été assassiné aujourd’hui, car il enseignait, apprenait à des élèves la liberté d’expression, à croire et ne pas croire. Notre compatriote a été victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé. »

22h22: Patrick Pelloux, ancien de «Charlie Hebdo», bouleversé par ce meurtre

Sur BFM TV, l'ancien collaborateur de Charlie Hebdo, le médecin urgentiste Patrick Pelloux s'est dit «bouleversé» par cet acte. «Je pense à la famille de ce professeur. les enseingants sont en première ligne sur la laîcité sur ce que ça représente pour la République. [...] Il faut dire les mots sur la violence, sur l'islamo-fachisme. Croire c'est la liberté de chacun mais l'islamisme ne prendra jamais le pouvoir politique en France ni sa terreur.»

22h16 : Il faut « être uni face à la barbarie », annonce François Hollande

 

21h54: Sur Twitter, le hastag #ToujoursCharlie monte

Des internautes utilisent le hashtag #ToujoursCharlie pour rendre hommage au professeur assassiné, dire leur dégoût de ce geste. Certains d'entre eux republient les caricatures de Mahomet.

21h42 : Le suspect du meurtre inconnu des services de renseignement pour radicalisation

Selon nos informations, l’homme était inconnu des services de renseignements pour une éventuelle radicalisation mais était connu pour des faits de droit commun. D’après BFM, c’est pour « des faits mineurs » qu’il était connu des forces de l’ordre.

21h36 : Gérald Darmanin est arrivé à Conflans-Sainte-Honorine

Comme le chef de l’Etat, le ministre de l’Intérieur est dans le collège Bois d’Aulne de Conflans où enseignait le professeur d’histoire-géo assassiné.

21h30: «Un acte immonde endeuille notre démocratie» pour «Charlie Hebdo» 

 

21h20 : Emmanuel Macron est arrivé à Conflans-Sainte-Honorine

Emmanuel Macron est arrivé ce soir, peu après 21 heures au collège Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où enseignait le professeur d’histoire décapité dans l’après-midi, a constaté une journaliste de l’AFP. Le chef de l’Etat doit y échanger avec les enseignants de l’établissement.

21h15 : « L’islamisme nous mène une guerre », estime Marine Le Pen

« Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo : nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable. L’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons le chasser de notre pays », a estimé la patronne du Rassemblement national dans un tweet.

 

21h13 : A gauche aussi, on dénonce le « terrorisme islamiste »

Le numéro un du Parti socialiste, Olivier Faure, évoque lui aussi cette piste. « Un enseignant a montré des caricatures de Mahomet à sa classe. Pour cela, il a été la cible du terrorisme islamiste. Notre intransigeance doit être totale contre la barbarie fanatique qui voudrait nous imposer son ordre », a-t-il tweeté.

 

21h12 : Le patron de la droite demande de « grandes décisions contre le terrorisme islamiste »

Christian Jacob, le président du parti Les Républicains a lui aussi réagi sur Twitter. « Un enseignant dépositaire de l’héritage et des valeurs de laïcité de l’éducation nationale a été assassiné. Notre pays ripostera-t-il avec fermeté et détermination ? Les grands discours doivent céder la place aux grandes décisions contre le terrorisme islamiste. »

 

21h10 : « Horreur absolue », réagit le patron du parti présidentiel

« L’horreur absolue. La barbarie. Cet enseignant transmettait nos valeurs et notre attachement à la liberté », a réagi ce vendredi soir sur Twitter Stanislas Guerini, patron de La République en marche. « Nous le pleurons et pensons à ses proches et à ses collègues. La République ne reculera pas, et ne cédera jamais au fanatisme ».

 

21h03 : Les réactions politiques se multiplient

A l’image des députés (voir post ci-dessous), la classe politique s’est émue ce vendredi soir de cette attaque. Députés, présidents de régions, membres du gouvernement… Ils sont nombreux à avoir réagi très rapidement sur Twitter, privilégiant souvent la piste du terrorisme islamisme, bien que l’enquête ouverte par le parquet antiterroriste n’en soit qu’à son début. 20 Minutes a rassemblé de nombreuses réactions politiques dans cet article.

21h : L’Assemblée se lève en hommage à l’enseignant tué

Dans une ambiance empreinte d’émotion, les députés se sont levés à l’Assemblée nationale pour « saluer la mémoire » de l’enseignant décapité et dénoncer un « abominable attentat ».

Très affecté, le président de séance Hugues Renson (La République en marche) a pris la parole juste avant l’interruption des débats à 20 heures. « Nous avons appris avec effroi l’abominable attentat qui s’est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime », a-t-il souligné.

Il a adressé « l’expression de toute notre solidarité » à la « famille » de la victime, « à ses proches comme à ses collègues et à l’ensemble du corps enseignant ».

20h54 : «C'est la République qui est attaquée», dit Blanquer

«C'est la République qui est attaquée» avec «l'assassinat ignoble de l'un de ses serviteurs», a estimé vendredi soir le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, sur Twitter.

Le ministre a aussi annoncé qu'il recevra demain, samedi, les représentants des personnels et des parents d’élèves. «Je m’adresserai par vidéo à tous les professeurs, à tous les personnels et aux familles», a-t-il tweeté.

20h52 : Emmanuel Macron va se rendre sur place

Le président va aller ce vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine, sur les lieux de l'assassinat de l'enseignant, a annoncé l'Elysée.

Le chef de l'Etat sera accompagné du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le rejoindra dans la soirée.

 

 

20h50 : Le gouvernement se mobilise

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a écourté son déplacement au Maroc pour revenir en France, a appris 20 Minutes dans la soirée. Il s'est rendu au ministère, place Beauvau, dans la cellule de crise. Il y a été rejoint par le Premier ministre Jean Castex et le chef de l'Etat Emmanuel Macron.

 

20h40 : Que sait-on de cet homicide ?

Commençons par le rappel des faits. Un homme, enseignant, a été décapité ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et le suspect de ce meurtre tué par la police, dans la ville voisine d'Eragny (Val-d'Oise). Selon une source policière, la victime avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours. Toutes les informations sur cet événement sont dans notre article.

20h37 : Bienvenue dans ce live

Bonsoir et bienvenue sur 20Minutes.fr, nous vous tiendrons informés des événements relatifs à l'attaque survenue ce vendredi à Conflans Sainte-Honorine dans les Yvelines.