Coronavirus : La compagnie Ryanair réduit (encore) ses vols et ferme sa base toulousaine

TURBULENCES Confrontée à la baisse des réservations, la compagnie low cost Ryanair ferme pour l’hiver trois de ses bases européennes, dont celle de Toulouse-Blagnac

H.M.

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Un avion Ryanair (photo d'illustration).
Un avion Ryanair (photo d'illustration). — Martin Meissner/AP/SIPA

Le transport aérien ne redécolle qu’au compte-gouttes et la compagnie low cost Ryanair tire les conséquences d’une crise sanitaire qui rebondit. Elle annonce ce jeudi dans un communiqué qu’elle va réduire drastiquement – de 40 à 60 % – ses capacités pour l’hiver qui arrive, pour s’adapter à la baisse des réservations. La tendance est selon elle à un « léger affaiblissement » pour octobre mais à « une diminution significative pour novembre et décembre ».

Conséquence directe de cette adaptation, le médiatique Pdg du groupe Michael O’Leary a décidé de fermer pour l’hiver trois des bases européennes de Ryanair : deux dans son berceau irlandais à Cork et Shannon, mais aussi celle de Toulouse-Blagnac. Parallèlement, le nombre d’avions basés à Belgique, en Allemagne, en Espagne, au Portugal et à Vienne va être fortement réduit.

Globalement la compagnie prévoit de maintenir « jusqu’à 65 % de son réseau de lignes hivernales, mais avec des fréquences de vol réduites ».

La faute aux gouvernements

« Bien que nous regrettions profondément ces réductions de nos programmes de vols pour l’hiver, elles nous ont été imposées par la mauvaise gestion des voyages aériens au sein de l’Union européenne par les gouvernements », s’emporte Michael O’Leary. Pour les bases qui restent ouvertes, il annonce une nouvelle vague de congés sans solde et de réduction du temps de travail pour ses salariés, et « davantage de licenciements sur un petit nombre de bases de personnel navigant » où aucun accord sur la réduction du temps de travail ou des salaires n’a pu être signé.