Coronavirus : « On paralyse le pays » parce qu’il « manque de la place dans les hôpitaux », déplore Patrick Pelloux

PANDEMIE « Ce "couvre-feu" n’arrêtera pas l’épidémie », estime également le président de l’Association des médecins urgentistes de France

20 Minutes avec AFP

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Le médecin francais Patrick Pelloux lors du procès des attentas de Charlie Hebdo.
Le médecin francais Patrick Pelloux lors du procès des attentas de Charlie Hebdo. — CELINE BREGAND/SIPA

« On paralyse le pays parce qu’il manque de la place dans les hôpitaux », a déploré mercredi soir le président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), après l’annonce de couvre-feux par Emmanuel Macron. « On sent que le président a compris la gravité de la crise, mais il ne prend pas la mesure de la crise hospitalière. Et on doit paralyser le pays parce que les hôpitaux manquent de lits », a réagi Patrick Pelloux.

« Ils essaient de freiner l’épidémie. Mais ce "couvre-feu" - et je ne comprends pas ce langage de guerre – n’arrêtera pas l’épidémie. On se retrouve dans la même logique qu’au printemps », a poursuivi le médecin.

« Il ne répond pas à la priorité qui est de rouvrir des lits à l’hôpital »

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que des couvre-feux seraient imposés dès samedi pour un mois, voire jusqu’au 1er décembre, en Ile-de-France et dans huit métropoles de 21 h à 6 h, pour faire face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19.

« Je regrette qu’il n’ait pas appelé à la mobilisation générale pour les hôpitaux en demandant aux 60.000 personnels de santé qui ont quitté l’hôpital de revenir pendant la crise pour dégonfler la pression, a ajouté le président de l’Amuf. Il ne répond pas à la priorité, qui est de rouvrir des lits à l’hôpital ».