Coronavirus : Les cinq syndicats représentatifs demandent à rencontrer Castex

LETTRE CGT, FO, CFDT, CFTC et CFE-CGC veulent parler de la crise sociale induite par la crise sanitaire

20 Minutes avec AFP

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Yves Veyrier (FO), Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Francois Hommeril (CFE-CGC). (archives)
Yves Veyrier (FO), Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Francois Hommeril (CFE-CGC). (archives) — Jacques Witt/SIPA

Les dirigeants des cinq organisations syndicales représentatives CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC ont adressé ce mercredi un courrier commun au Premier ministre Jean Castex demandant notamment une « réunion d’urgence » pour une « reconnaissance effective du rôle essentiel » des salariés de « deuxième ligne » en plein rebond de l’épidémie de Covid.

Face à une crise sanitaire « à son dixième mois sans qu’on puisse en prédire l’issue », ils souhaitent que « le dialogue social se traduise par une écoute et une réponse effective de la part des pouvoirs publics », ainsi que « le respect de l’autonomie de la négociation collective ».

Evaluer les conséquences des ordonnances travail

A ce titre, les cinq syndicats demandent « une réunion rapide sur l’évaluation des conséquences des ordonnances travail [de fin 2017] afin de rétablir les droits de représentation collective des salariés à la hauteur des enjeux actuels ». Selon eux en effet, les dispositions sanitaires « se traduisent par des restrictions importantes, notamment en matière syndicale, en ce qu’elles limitent de fait l’exercice régulier du droit de réunion et de manifestation ».

Les organisations « exigent » également « une réunion d’urgence consacrée à la reconnaissance effective du rôle essentiel des salariés et salariées des emplois dits de la deuxième ligne » afin d’étudier « sans délai » une « revalorisation des salaires, conditions de travail, d’emploi et de carrières ». Elles demandent enfin que la réforme de l’assurance chômage, reportée jusqu’à la fin de l’année, soit « abandonnée » et suggèrent au gouvernement d'« annoncer que l’heure n’est pas de remettre à l’ordre du jour le sujet des retraites ».