Coronavirus : Faute de réservations, la SNCF supprime (temporairement) des TGV

VOYAGES « Les prévisions pour les prochains mois sont pessimistes », déclare la porte-parole du groupe

20 Minutes avec AFP

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Un TGV InOui sur un quai de la gare de Lyon, le 13 janvier 2020 à Paris.
Un TGV InOui sur un quai de la gare de Lyon, le 13 janvier 2020 à Paris. — ClÈment Follain / 20 Minutes

La rentrée est difficile pour la SNCF, qui voit le nombre de voyageurs dans ses trains chuter. Comme lors du déconfinement, le groupe a décidé de supprimer certains TGV ces prochains mois pour adapter l’offre à une demande qui n’est pas repartie, a-t-elle indiqué ce jeudi.

Après un été relativement bon grâce aux petits prix et au besoin des Français de bouger et de voir leurs proches, les trains de l’automne sont à moitié vides en semaine, a expliqué une porte-parole à l’AFP. Si les TGV sont actuellement remplis aux deux tiers le week-end, la clientèle professionnelle est en baisse de 60 à 70 % pendant la semaine, a-t-elle relevé. « Les prévisions pour les prochains mois sont pessimistes », a-t-elle ajouté, notant que les premières réservations pour les fêtes de fin d’année étaient « décevantes ».

Une mesure « temporaire »

« Il n’est pas économiquement, ni écologiquement, responsable de faire circuler des TGV trop peu remplis. C’est pourquoi, pour tenir compte des impacts de cette crise sanitaire, SNCF TGV a décidé d’alléger un certain nombre de dessertes », a déclaré la porte-parole.

Mais « il n’y a pas de plan national », a-t-elle indiqué, estimant qu'« un peu plus de 5 % » des TGV devraient être concernés, hors période de congés scolaires. La SNCF insiste sur le caractère « temporaire » de ces mesures et parle d'« adaptations » : « Uniquement du cas par cas en fonction de chaque situation locale. » « On n’annule pas, on suspend, le temps de la crise sanitaire. (…) Ces suspensions ne sont pas décidées de gaîté de cœur, [car] la volonté de SNCF, sa raison d’être, c’est bien de faire rouler des trains », a plaidé la porte-parole.

En guise de remplacement, la direction s’est attachée à trouver des alternatives en TER avec certes des parcours plus longs, tandis que d’autres TGV pourront faire des arrêts supplémentaires en compensation, a-t-elle noté. Ces suspensions de dessertes TGV pourront selon elle être « arrêtées, adaptées ou prolongées sur tout ou partie de 2021, en fonction de l’évolution du trafic ou si le contexte perdurait ».