Coronavirus à Toulouse : Un sursis d’une semaine avant une bascule éventuelle en zone écarlate

EPIDEMIE Toulouse ne bascule pas ce jeudi en zone de crise. Les autorités se laissent le temps de voir si les restrictions récentes ont fonctionné

Hélène Ménal

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Un homme porte un masque de protection contre le coronavirus sur la place du Capitole, à Toulouse. Illustration.
Un homme porte un masque de protection contre le coronavirus sur la place du Capitole, à Toulouse. Illustration. — Frédéric Scheiber / 20 Minutes

Pas de nouvelle restriction Covid pour les Toulousains cette semaine. La Ville rose fait partie des territoires qui, selon Olivier Véran, pourraient « basculer en zone d’alerte maximale » la semaine prochaine si les mesures déjà prises « ne produisent pas leur effet ». L’entretien en visio de ce jeudi entre le Premier ministre Jean Castex et le maire de la Ville rose a débouché sur un statu quo, même s’il est fragile. « Rendez-vous est pris pour dans une semaine. Sauf en cas d’aggravation soudaine d’un indicateur », a confié Jean-Luc Moudenc (LR) à La Dépêche du Midi.

Les nouvelles mesures – notamment la fermeture des bars à 22 h et celle des salles de sport – sont entrées en vigueur seulement lundi. Difficile en effet de dire au bout de quelques jours à peine si elles ont porté leurs fruits.

Deux indicateurs sur trois dans le rouge

Une certitude toutefois, Toulouse et sa métropole remplissent déjà deux conditions pour basculer en écarlate sur les cartes. Le taux d’incidence du virus est, selon l’agence régionale de santé, de 261 cas pour 100.000 habitants alors que le seuil est fixé à 250. Chez les personnes âgées de plus de 65 ans, il atteint 137,4 (pour un seuil à 100).

Seul indicateur encore rassurant, le taux de malades Covid dans les lits de réanimation de la région, à 19 % pour l’instant (pour un seuil à 30 %). Il n’y a aucune raison qu’il ne progresse pas en même temps que le nombre de cas même s’il y a un effet de décalage d’une à deux semaines. Toulouse est donc en sursis.