Mort de Victorine : La jeune femme a été noyée, selon le rapport d’autopsie

ENQUETE Une autopsie, pratiquée ce mercredi sur le corps de la jeune femme, a révélé de nombreuses ecchymoses internes

Caroline Girardon

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Des roses blanches ont été déposées à l'endroit où le corps de Victorine a été retrouvé lundi après-midi.
Des roses blanches ont été déposées à l'endroit où le corps de Victorine a été retrouvé lundi après-midi. — M. Allili/ Sipa

Le premier examen visuel, pratiqué par le médecin légiste, n’avait pas permis de déterminer les causes du décès de Victorine, dont le corps avait été retrouvé lundi après-midi dans un ruisseau de Villefontaine (Isère). Pas plus que les constatations effectuées à partir du scanner.

L’autopsie réalisée ce mercredi matin a toutefois révélé que la jeune femme avait été tuée par noyade « avec intervention d’un tiers ». « De multiples ecchymoses internes » ont été retrouvées sur le corps de la victime, précise Boris Duffau, procureur adjoint de Grenoble. Aucune trace de violence sexuelle n’a, en revanche, été constatée. « Il n’est pas, pour autant, possible d’écarter cette hypothèse à ce stade de l’enquête », poursuit le magistrat.

Morte à 2 km de chez elle

Victorine, 18 ans, étudiante en BTS au lycée Condorcet de Saint-Priest, était portée disparue depuis samedi soir. La jeune femme avait appelé ses parents vers 19 h pour leur indiquer qu’elle rentrait à la maison. Elle s’apprêtait à effectuer à pied les deux derniers kilomètres qui la séparaient de chez elle après avoir manqué son bus.

Avant qu’elle ne quitte ses amis, elle a été repérée une dernière fois par les caméras de vidéosurveillance situées aux abords du stade de la prairie. C’est-à-dire à proximité de l’endroit où elle devait prendre son bus. Deux heures et demie plus tard, ses parents avaient alerté la gendarmerie, s’inquiétant de ne pas la voir rentrer et ne parvenant pas à la joindre.

Exploitation des données téléphoniques

Quarante-sept enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble sont mobilisés sur l’affaire, « pour effectuer notamment une enquête de voisinage et entendre tout témoin utile », a indiqué le parquet de Grenoble. Un numéro vert est activé pour recueillir d’éventuels témoignages (0 800 200 142).

Les investigations se poursuivent depuis, avec le travail de fourmi d’exploitation des images de vidéosurveillance et des données de téléphonie. Les vêtements de la victime sont aussi expertisés. Notamment ses chaussures et son sac à main, retrouvés à une dizaine de mètres de son corps.