Isère : Une voiture incendiée dans un rassemblement de 250 lycéens qui dérape, les enseignants se mettent en grève

EDUCATION La situation est tendue depuis lundi dans un établissement de Vizille, au sud de Grenoble, sur fond de contestation des consignes de la direction sur les tenues vestimentaires des lycéennes

J.Lau. avec AFP

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Photo d'illustration aux abords d'un lycée.
Photo d'illustration aux abords d'un lycée. — SIPA

Un lycée de l'Isère est à l’arrêt depuis lundi. L’établissement de Vizille, au sud de Grenoble, est paralysé en raison d’un rassemblement d’élèves ayant dérapé et ayant abouti à l’interpellation d’un jeune homme de 17 ans. L’ensemble du corps enseignant du lycée s’est mis en grève ce mardi, a-t-on appris auprès du rectorat. Initié par une trentaine d’élèves souhaitant protester contre des consignes de la direction sur les tenues vestimentaires des lycéennes, le rassemblement a regroupé lundi matin environ 250 jeunes selon la gendarmerie.

Une voiture située sur un parking jouxtant l’une des entrées de l’établissement a été incendiée. Un second départ de feu, constaté plus tard dans un des sanitaires du lycée, a provoqué le déclenchement de l’alarme incendie et l’évacuation de tous les bâtiments. L’un des deux auteurs identifiés des incendies, un jeune homme de 17 ans scolarisé au lycée, a été interpellé et auditionné lundi à l’issue du rassemblement. Des patrouilles ont depuis été mises en place par la gendarmerie de Vizille aux abords du lycée pour « sécuriser l’entrée et la sortie des élèves ».

Le rectorat appelle « à l’apaisement et au dialogue »

« Les professeurs ont accueilli les élèves mardi matin mais ils n’ont pas pris leurs cours. Nous appelons à l’apaisement et au dialogue », indique le rectorat de l’académie de Grenoble, qui vient d’organiser plusieurs réunions sur place pour dénouer la situation. Quelques jours plus tôt, une élève de terminale qui avait écrit au chef d’établissement pour dénoncer ses consignes vestimentaires adressées aux lycéennes, avait été destinataire, par erreur, d’une réponse injurieuse d’une personne « qui n’est plus en activité au sein de l’Education nationale », a précisé le rectorat.

Diffusé ensuite sur les réseaux sociaux, le courriel en question a « motivé le rassemblement des lycéens ». « La jeune femme n’a pas déposé plainte. Si elle change d’avis, nous l’accompagnerons dans sa démarche », a fait savoir le rectorat. Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes pour faire la lumière sur les deux incendies volontaires et le courriel à la suite duquel les incidents ont éclaté lundi.