Attaque à l’arme blanche à Paris : « Tout laisse à penser » que le principal suspect a agi « seul »

ENQUETE Les premiers éléments sur l’attaque près des anciens locaux de « Charlie Hebdo » « laissent penser que le principal suspect a agi seul », a indiqué une source proche du dossier

20 Minutes avec AFP

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Un attaque à  l'arme blanche s'est produite vendredi matin dans le 11e arrondissement de Paris dans la rue Nicolas Appert, celle des anciens locaux de Charlie Hebdo.
Un attaque à  l'arme blanche s'est produite vendredi matin dans le 11e arrondissement de Paris dans la rue Nicolas Appert, celle des anciens locaux de Charlie Hebdo. — ACCORSINI JEANNE/SIPA

L’enquête avance. Au lendemain de l'attaque à Paris près des anciens locaux de Charlie Hebdo, deux personnes supplémentaires ont été placées en garde à vue. Mais les premiers éléments de l’enquête « laissent penser que le principal suspect a agi seul », a indiqué une source proche du dossier.

Huit autres personnes étaient toujours en garde à vue samedi en début de soirée dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet national antiterroriste : son petit frère, une connaissance, cinq hommes qui se trouvaient dans l’un de ses domiciles présumés à Pantin (Seine-Saint-Denis), et un ancien colocataire à Cergy (Val-d’Oise). Il s’agit de comprendre « l’environnement » du principal suspect, selon la source proche du dossier, car « tout laisse à penser qu’il a agi seul ».

Une vidéo en cours d’authentification

Par ailleurs, une vidéo de plusieurs minutes « pas encore totalement authentifiée » montre un homme qui pourrait être, de manière « extrêmement probable », le principal suspect de l’attaque. Sur la vidéo, cet homme « chante, pleure, parle des caricatures du prophète et annonce son passage à l’acte dans une sorte de manifeste », détaille la source proche du dossier, qui insiste sur « l’absence d’un acte d’allégeance à une organisation ».

L’homme, qui n’était ni fiché S ni inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, « n’était pas connu des services de police, ni de renseignement » pour des soupçons de radicalisation, selon cette source.

Il a fait l’objet en juin d’un rappel à la loi pour un port d’arme de catégorie D, « une arme blanche », mais pas un « tournevis », comme avancé vendredi par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a-t-on précisé de même source.