Attaque à l'arme blanche à Paris : le principal suspect « assume son acte »

ENQUÊTE Cet homme âgé de 18 ans a déclaré agir à la suite de la republication des caricatures par « Charlie-Hebdo »

Anne Kerloc'h

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Arrestation du principal suspect dans l'attaque au hachoir qui a eu lieu devant le journal Charlie-Hebdo
Arrestation du principal suspect dans l'attaque au hachoir qui a eu lieu devant le journal Charlie-Hebdo — Laura CAMBAUD / AFP

Le principal suspect de l’attaque au hachoir, qui a fait deux blessés vendredi à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, a « assumé son acte » en garde à vue, a-t-on appris samedi de sources proches de l’enquête.

Cet homme, qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans, selon les premiers éléments de l’enquête, « assume son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée », a ajouté l’une de ces sources.

Les voisins et commerçants de Pantin (Seine-Saint-Denis), où se trouve son dernier domicile présumé décrivent un jeune homme « discret » et « poli ».

« C’est quelqu’un de très poli. Je le voyais souvent assis sur le palier avec son téléphone. Il m’aidait à porter mes courses », raconte Josiane qui habite au dernier étage sans ascenseur de cet immeuble « tranquille » et qui a « reconnu sa photo ». « Il ne parle pas bien français », précise cette jeune maman d’une petite fille qui est « surprise de ce qu’on lui reproche ».

Zyed Zaied, propriétaire du magasin de pièces détachées au rez-de-chaussée, voyait souvent « le jeune en train de parler au téléphone. Il disait bonjour, c’est quelqu’un de poli, discret. Tout le monde se connaît ici, on le voyait souvent avec d’autres personnes ».

Le suspect avait été arrêté en juin en possession d’une arme blanche, « un tournevis », précisaient vendredi une source proche du dossier.

Deux domiciles présumés du principal suspect ont été perquisitionnés vendredi, un hôtel social à Cergy et l’appartement à Pantin, dans la banlieue nord de Paris.

Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance en région parisienne, à son arrivée en France, il ne présentait « aucun signe de radicalisation » jusqu’à sa majorité, en août dernier, a indiqué le conseil départemental du Val-d’Oise.