Attaque à l’arme blanche à Paris : Un nouveau suspect en garde à vue

ENQUÊTE Plusieurs personnes sont en garde à vue dans l’attaque qui a eu lieu devant les anciens locaux du journal « Charlie-Hebdo », cible d’un attentat meurtrier en 2015

20 Minutes avec AFP

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Patrouilles de police à proximité des locaux de Charlie-Hebdo où a eu lieu vendredi 25 octobre une attaque à l'arme blanche qui a fait deux blessés graves
Patrouilles de police à proximité des locaux de Charlie-Hebdo où a eu lieu vendredi 25 octobre une attaque à l'arme blanche qui a fait deux blessés graves — THIBAULT CAMUS/AP/SIPA

Un nouveau suspect a été mis en garde à vue après l’attaque à l'arme blanche qui a eu lieu vendredi devant les locaux du journal Charlie-Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris. L’attaque a eu lieu alors que se déroule le procès des attentats de 2015. Le principal suspect a été arrêté et mis en garde à vue. Six autres personnes sont également en garde à vue.

La garde à vue d’un deuxième suspect a été levée dans la nuit car cet homme qui se trouvait à proximité du lieu de l’attaque a été mis « hors de cause ».

Selon une source proche du dossier, son récit qui « consiste à dire qu’il a été témoin, a poursuivi l’auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par l’enquête » dans cette agression qui a fait deux blessés graves dans l’équipe de l’agence Premières Lignes.

Selon la source judiciaire, un « ancien colocataire du principal suspect quand il résidait dans un hôtel social » à Cergy (Val-d’Oise) a été placé à son tour en garde à vue vers 23H00 vendredi.

Sept gardes à vue

Cela maintient à sept le nombre de gardes à vue en cours samedi matin : tout d’abord, le principal suspect, arrêté par la police place de la Bastille à la mi-journée vendredi, un homme né au Pakistan et âgé de 18 ans. Il était arrivé en France encore mineur il y a trois ans. Ensuite, cinq hommes qui se trouvaient dans l’un des domiciles présumés du principal suspect, à Pantin (Seine-Saint-Denis). 

L’attaque intervient en plein procès de l’attentat meurtrier qui avait visé l’hebdomadaire satirique en janvier 2015. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a été saisi d’une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », confiée à la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

« Manifestement c’est un acte de terrorisme islamiste », a estimé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur France 2, déplorant « une nouvelle attaque sanglante contre notre pays ».

Depuis la vague d’attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015 en France et qui a fait 258 morts, plusieurs ont été perpétrés à l’arme blanche, notamment à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ou à Romans-sur-Isère (Drôme) en avril dernier.