« Grand débat national sur l’agriculture » : Plus de 130 Français tirés au sort attendus à Paris ce week-end

DEBAT Six sur les 140 personnes initialement prévues ont déclaré forfait en raison de l'épidémie

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron lors d'un débat sur les retraites à Rodez (Aveyron) le 3 octobre 2019.
Emmanuel Macron lors d'un débat sur les retraites à Rodez (Aveyron) le 3 octobre 2019. — ERIC CABANIS / POOL / AFP

Le « grand débat national sur l’agriculture », suspendu depuis le confinement, va reprendre, ce week-end à Paris, avec 134 Français tirés au sort, attendus pour parler  Politique agricole commune. Les participants ont été choisis en fonction de leur région, de leur tranche d’âge et de leur niveau social par un prestataire spécialisé chargé de représenter « la diversité et la significativité » de la population française.

Après avoir été accueillis vendredi soir par trois ministres et plusieurs spécialistes, les 134 heureux élus commenceront à débattre samedi, jusqu’à dimanche. Leur déplacement et leur hébergement est pris en charge par la Commission nationale du débat public (CNDP), organisatrice. Six sur les 140 personnes initialement prévues ont déclaré forfait en raison de l’épidémie, a indiqué la CNDP. L’assemblée compte 55 femmes et 79 hommes.

Des conclusions rendues dimanche soir

Deux agriculteurs y participeront aux côtés de 36 « cadres et professions intellectuelles », 29 employés, 21 « professions intermédiaires », 19 artisans commerçants, 16 étudiants, neuf ouvriers, deux personnes sans étiquette et aucun inactif. Ils rendront les conclusions de leurs échanges dimanche soir. Durant la première phase de ce grand débat, démarré le 23 février et suspendu le 3 avril, plus de 9.500 contributions ont été enregistrées sur la plate-forme participative. Selon les internautes ayant participé, les trois objectifs prioritaires de la future PAC devraient être : gérer durablement les ressources naturelles, protéger la biodiversité, les paysages et les écosystèmes, et lutter contre le changement climatique et s’y adapter.

Aucun des dix choix proposés ne portait sur l’ambition initiale de la politique agricole européenne entrée en vigueur en 1962, soit produire en quantité suffisante une nourriture saine, à un prix abordable, pour nourrir toute la population. Mais un débat sur le thème de la « souveraineté alimentaire » a néanmoins été ajouté au programme. Il aura lieu le 20 octobre à Angoulême.

Deux des 11 débats régionaux ont déjà eu lieu : le 11 septembre, à Châlons-en-Champagne, sur les « modèles agricoles » et le 18 septembre à Saint-Lô sur les « ressources naturelles et l’agriculture ». Les neuf autres auront lieu d’ici à la fin octobre, à raison d’un par région, au lieu de deux prévus initialement, le programme ayant été allégé par la crise sanitaire. Le prochain, à Forcalquier (PACA) le 30 septembre, se penchera sur la question « comment cohabiter en campagne ».