Destruction de peluches dangereuses en provenance de Chine, le 23 septembre 2020 au Havre par les services des douanes française.
Destruction de peluches dangereuses en provenance de Chine, le 23 septembre 2020 au Havre par les services des douanes française. — Douane française

SAISIE

Le Havre : Les douaniers détruisent 40.000 lions et chiots en peluche « dangereux »

Les peluches avaient été interceptées « courant août » en provenance de Chine

Grosse opération de destruction au Havre (Seine-Maritime). Les douaniers  ont détruit 40.000 lions et chiots en peluche  pouvant « provoquer des lésions voire des perforations intestinales très graves », a annoncé ce jeudi la direction générale des douanes dans un communiqué.

Les peluches ont été détruites ce mercredi par « écrasement et incinération ». « Ces jouets, testés par le laboratoire douane/DGCCRF de Lille, se sont révélés dangereux », souligne-t-on de même source.

Analyse en laboratoire

Les peluches avaient été interceptées « courant août » en provenance de Chine « et étaient destinées à une société basée en région parisienne ». Arrivés le 5 août sur le port, une partie des jouets avaient été envoyés pour analyse au laboratoire lillois et le chargement « bloqué dans l’attente des résultats ».

« Le rapport d’expertise fait état de nombreuses non-conformités et notamment des coutures trois fois moins résistantes aux tractions que les normes en vigueur, laissant échapper des aimants près de quatre fois plus puissants que le maximum autorisé et d’une taille permettant leur ingestion par des enfants », précise la direction générale des douanes.

Dangerosité des aimants

« Compte tenu de ces éléments, il a été décidé de procéder à la destruction du lot, sous contrôle des services douaniers. Ce type de non-conformité est particulièrement dangereux car ces aimants, s’ils sont accessibles et ingérés par accident, peuvent provoquer des lésions voire des perforations intestinales très graves », a-t-elle souligné.

« Fait étonnant, la société importatrice a fourni aux douanes des documents délivrés par un laboratoire d’essai en Chine présentant ces jouets comme conformes », selon la même source.