Coronavirus : 37 personnels soignants militaires envoyés en renfort en Guadeloupe

EPIDEMIE L’épidémie connaît une forte hausse en Guadeloupe, menaçant l’activité de l’hôpital

20 Minutes avec AFP

— 

Des soignants en Guadeloupe aux Abymes, le 9 avril 2020.
Des soignants en Guadeloupe aux Abymes, le 9 avril 2020. — Cedrick Isham CALVADOS / AFP

La situation sanitaire se détériore en Guadeloupe, où la deuxième vague du Covid-19 s’annonce plus meurtrière que la première. Alors que l’île a été placée mercredi en « zone d’alerte maximale » face à la hausse des contaminations, le ministère des Armées a annoncé le déploiement de 37 personnels soignants militaires sur place.

« En Guadeloupe, nous déployons 37 militaires pour faire fonctionner jusqu’à 8 lits de réanimation : 29 personnels soignants du Service de santé des armées (SSA) ainsi que 8 militaires du régiment médical de l’armée de Terre », a annoncé mercredi soir sur Twitter la ministre des Armées Florence Parly. Ces personnels soignants rejoindront en fin de semaine le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre « pour soutenir le département dans la gestion de la crise liée à la pandémie » de nouveau coronavirus, selon le ministère.

Des opérations déprogrammées

« Seize morts (huit en réanimation et huit hors de réanimation) et plus de 1.000 cas en une semaine », un nombre record depuis le début de l’épidémie, rappelait mardi soir la préfecture de Guadeloupe, portant à 42 le nombre total de morts dans l’archipel. Surtout, « les malades arrivent toujours plus vite », selon le Dr Bruno Jarrige, responsable de la cellule Covid au CHU de Guadeloupe. « Nous sommes obligés d’ouvrir un quatrième secteur (entre 8 et 10 lits). Mais comme la ressource humaine n’est pas disponible, nous déprogrammons la chirurgie. »

Classé « zone d’alerte maximale » mercredi par le ministère de la Santé, le département voit son taux d’incidence dépasser les 250 cas pour 100.000 habitants, soit 5 fois le seuil d’alerte. Comme à Marseille, les bars et restaurants vont même être fermés, a confirmé la Préfecture, qui appelle tous ceux qui le peuvent à télétravailler.