Plus de 230.000 IVG recensées en France en 2019, les femmes de 30 à 34 ans de plus en plus concernées

IVG De profondes différences sont observées selon les régions du pays, selon une étude de la Drees publiée ce jeudi

J.B.

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Une brochure d'information sur l'IVG.
Une brochure d'information sur l'IVG. — DURAND FLORENCE

La tendance à la hausse se poursuit d’année en année. Au total, 232.200 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été recensées en 2019 en France, selon des données dévoilées ce jeudi matin par la Drees, le service statistique du ministère de la Santé. Il s’agit d’un plus haut depuis les années 1990, sachant que 224.300 IVG avaient été comptabilisées en 2018.

La Drees se penche également sur le taux de recours, soit le nombre moyen de femmes sur 1.000 qui ont recours à cette intervention. En hausse depuis 1995, il a été en 2019 de 15,6 pour les femmes âgées de 15 à 49 ans en France métropolitaine, et de 28,2 dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM), en hausse de 0,6 et 0,4 point par rapport à 2018.

Les trentenaires davantage concernées

Les Françaises âgées de 20 à 29 ans demeurent les plus concernées par l’IVG, avec un taux de recours de 27,9 pour 1.000. Mais l’augmentation observée parmi les trentenaires depuis les années 2010 se vérifie. Pour les 30-34 ans, le taux de recours a augmenté de 3,9 points entre 2010 et 2019. A contrario, il diminue chez les 15-17 ans (de 10,5 à 5,7) et chez les 18-19 ans (de 22,2 à 16,7 IVG) en dix ans.

Par ailleurs, de profondes différences apparaissent selon les territoires. Les taux les plus faibles sont observés en Pays de la Loire, en Bretagne et en Grand-Est, et les plus élevés en Corse, en Paca et en Outre-mer. Autre enseignement des travaux de la Drees : les femmes ayant les revenus les plus faibles ont le taux de recours à l’IVG le plus fort. Il y a ainsi 11 points de différence entre les 10 % des Françaises les plus riches et les 10 % les moins aisées.