Service national universel : Les « séjours de cohésion » annulés à la Toussaint en métropole

CORONAVIRUS La situation sanitaire empêche la tenue de ces séjours

20 Minutes avec AFP

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Les séjours de cohésion prévus dans le cadre du Service national universel seront remportés à l'été prochain si la situation sanitaire le permet.
Les séjours de cohésion prévus dans le cadre du Service national universel seront remportés à l'été prochain si la situation sanitaire le permet. — Tristan Reynaud/SIPA

En raison de l’épidémie de coronavirus, les « séjours de cohésion » prévus dans le cadre du  Service national universel (SNU) à la Toussaint seront reportés, théoriquement à l’été prochain, a annoncé la nouvelle secrétaire d’Etat chargée du sujet Sarah El Hairy.

En avril dernier, l’ex-secrétaire d’Etat à ce poste Gabriel Attal avait annoncé l’inversion du calendrier des deux phases du SNU à cause de la crise sanitaire. Cette année, les jeunes volontaires auraient dû, exceptionnellement, débuter leur service par une mission d’intérêt général durant l’été avant d’effectuer leur séjour de cohésion pendant les vacances de la Toussaint.

Un report peut-être « à l’été prochain »

« Ces séjours, on ne pourra pas les organiser sur le territoire hexagonal du fait de la situation sanitaire », a expliqué Sarah El Hairy, ajoutant qu’elle espérait les reporter « à l’été prochain ». Une exception : un séjour de cohésion aura lieu en Nouvelle-Calédonie, zone verte, avec une centaine de jeunes, du 12 au 23 octobre.

Stoppée par le confinement, la campagne d’inscriptions a mobilisé l’an dernier 10.000 volontaires. Quelque 5.000 jeunes ont ensuite confirmé leur inscription. La moitié de ces jeunes ont à ce jour effectué une mission d’intérêt général, selon le secrétariat d’Etat à la Jeunesse.

Initialement, 30.000 jeunes auraient dû participer cette année au SNU, après 2.000 volontaires en 2019.

Le SNU est censé se généraliser

Voulu par Emmanuel Macron, le dispositif, expérimenté jusqu’à présent sur la base du volontariat, est censé se généraliser au fil des ans à l’ensemble d’une classe d’âge, pour devenir finalement obligatoire. « Il y a une volonté au plus haut niveau de l’Etat pour qu’il soit mis en œuvre », assure Sarah El Hairy.

En février dernier, avant le début de la crise sanitaire, le gouvernement disait espérer une généralisation du dispositif en 2024 pour tous les jeunes de 16 ans.

Le prochain projet de budget devrait donner une visibilité sur le nouveau calendrier prévu, mis à mal par le coronavirus.