Jean-Michel Blanquer demande aux jeunes de s’habiller « de façon républicaine » à l’école

TENUE CORRECTE EXIGEE Le ministre de l'Education nationale réagissait aux revendications des jeunes, notamment des jeunes filles, de s'habiller comme elles le souhaitent à l'école

20 Minutes avec AFP

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Jean-Michel Blanquer, le 28 août 2020 à Paris.
Jean-Michel Blanquer, le 28 août 2020 à Paris. — BUFKENS Cedric/SIPA

C’est quoi une tenue correcte à l’école ? Jean-Michel Blanquer s’est exprimé sur ce sujet ce lundi. Sur RTL, le ministre de l’Education a vanté « la tenue républicaine », en opposition à certains vêtements jugés « indécents ».

« L’école n’est pas un lieu comme les autres », a déclaré Jean-Michel Blanquer. « Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit […] Chacun peut comprendre qu’on vient à l’école habillé d’une façon républicaine », a poursuivi le ministre. « Nos enfants sont sous la pression de bien des choses, notamment des marques, de la mode, du regard de l’autre sur les chaussures et les vêtements… Je souhaite qu’il y ait une certaine sobriété en la matière parce que là aussi c’est un enjeu d’égalité sociale puis de protection des filles et des garçons », a-t-il ajouté.

Des réglementations « sexistes »

Concernant les collégiennes et lycéennes, Blanquer a ajouté : « Je suis très sensible à la défense des jeunes filles en milieu scolaire et très ouvert à la discussion sur ce qu’on peut faire pour améliorer cette protection, a expliqué Jean-Michel Blanquer. Et pour moi ça passe par justement le fait que le vêtement ne doit pas être un facteur ni de stigmatisation ni de discrimination. »

Il faut dire que le sujet est sensible : le 14 septembre, des collégiennes et lycéennes ont lancé un appel à défier la « tenue correcte » exigée par la plupart des règlements des établissements, sur les réseaux sociaux. Elles estiment que ces réglementations sont sexistes. « Le bon sens vaut mieux qu’un long règlement en la matière », avait alors déclaré le président de la République, Emmanuel Macron.