Télétravail : « Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités », selon Berger

DEBAT Le responsable syndical réclame plus d’engagement du gouvernement pour guider les entreprises face aux demandes de leurs salariés

20 Minutes avec AFP

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le 24 juin 2020 à l'Elysée.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le 24 juin 2020 à l'Elysée. — Jacques Witt/SIPA

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a invité ce vendredi le gouvernement à prendre « ses responsabilités » pour « cadrer » le télétravail si le patronat refusait d’ouvrir une négociation sur le sujet, lors d’une conférence de presse de rentrée.

« Quand le patronat ne joue pas le jeu, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités », a-t-il déclaré, s’interrogeant sur « la frilosité incompréhensible du patronat » à lancer une négociation sur le télétravail. « On n’a pas de temps à perdre à faire des figures de style (…) si le patronat ne veut pas – ce qui est incompréhensible parce qu’il laisse un certain nombre d’entreprises dans une espèce de no man’s land – le gouvernement doit prendre ses responsabilités. La ministre du Travail doit prendre ses responsabilités pour qu’il y ait une évolution », a-t-il insisté.

Prochaine réunion mardi

Syndicats et patronat discutent depuis juin d’un « diagnostic partagé » sur le télétravail, à l’initiative du Medef qui refuse de lancer une négociation pour un accord national interprofessionnel, ce que réclament les syndicats. Une dernière réunion est programmée le 22 septembre, afin de parapher ce document d’une dizaine de pages qui dresse un bilan mais ne fait aucune recommandation sur le télétravail, massivement utilisé depuis le début de la crise sanitaire.

Ce diagnostic paritaire « n’est pas idiot ». Mais « la CFDT ne le signera pas s’il n’y a pas un engagement du patronat à aller vers une négociation », a déclaré Laurent Berger. « Il faut qu’on cadre les choses », en termes de télétravail. Laurent Berger a également jugé qu’un accord était urgent, estimant que s’il arrivait seulement en décembre « ça ferait désordre ».