Coronavirus à Montpellier : Face à la hausse des cas, le CHU déclenche le niveau 1 du plan blanc

EPIDEMIE Quarante-cinq patients atteints par le coronavirus sont actuellement hospitalisés au CHU de Montpellier

N.B.

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L'hôpital Arnaud de Villeneuve à Montpellier.
L'hôpital Arnaud de Villeneuve à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Face à l’évolution de la situation épidémique du Covid-19, le CHU de Montpellier (Hérault) annonce ce vendredi matin qu’il déclenche le niveau 1 de son plan blanc, qui consiste à se réorganiser pour répondre à l’urgence de la crise sanitaire.

Pourquoi maintenant ? Jeudi, expliquent les services de l’hôpital, 45 patients atteints de Covid-19 étaient hospitalisés au CHU, dont 13 en service de réanimation. « Le nombre de patients hospitalisés a doublé depuis 10 jours, en dépit d’une durée moyenne d’hospitalisation plus courte que lors du confinement, souligne le CHU. Ceci permet de prendre en charge plus de patients sur moins de lits, mais ce turn-over met encore plus en tension les équipes soignantes et médicales des services concernés. »

Réactiver, étendre, déprogrammer

En parallèle, le niveau d’activité en dehors du Covid-19 reste très élevé compte tenu, notamment, de l’effet « rattrapage » après la déprogrammation des soins pendant le confinement. Ces deux facteurs mettent en forte tension les capacités d’hospitalisation.

Concrètement, le plan blanc consiste à réactiver la filière spécifique respiratoire, mise en place au niveau des urgences de Lapeyronie, afin de garantir le maintien de deux circuits de prise en charge des patients séparés entre, d’une part, les urgences respiratoires, d’autre part, les autres urgences, et étendre la capacité d’hospitalisation des maladies infectieuses et tropicales et des soins critiques en transformant des secteurs de l’hôpital en services pouvant accueillir des malades atteints par le coronavirus.

Enfin, comme c’était le cas lors de la première vague, au printemps dernier, le CHU de Montpellier va déprogrammer certaines prises en charge pour pouvoir réaffecter certains professionnels de l’hôpital à la gestion de la crise sanitaire.