Coronavirus : Le groupe de chaussures Royer envisage de supprimer 200 emplois

SOCIAL Basé à Fougères en Ille-et-Vilaine, le groupe emploie 750 personnes dans le monde

J.G. avec AFP

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Illustration d'un magasin de chaussures.
Illustration d'un magasin de chaussures. — Philippe Huguen / AFP

Le secteur de l’habillement navigue actuellement en pleine tempête avec des plans sociaux qui se multiplient. Le dernier en date pourrait concerner le groupe Royer, spécialisé dans le négoce de chaussures. Le groupe, basé à Fougères (Ille-et-Vilaine) va ainsi engager un plan de restructurations qui devrait conduire à la suppression de quelque 200 emplois sur plus de 500 en France, a-t-on appris ce jeudi auprès de la direction.

« Les cinq sites français de Fougères, Arques, Maleville, Sèvres et Cholet sont concernés », a précisé la direction, qui s’est refusée à de plus amples commentaires dans l’attente des discussions avec les représentants du personnel. « Tous nos clients et fournisseurs ont fermé pendant la crise sanitaire et nous allons perdre le 31 décembre le contrat de distribution que nous avions avec le fabricant américain de chaussures sportives New Balance », a-t-elle expliqué.

Le groupe propriétaire des marques Kickers et Umbro

Créé en 1945, le groupe à capitaux familiaux est spécialisé dans le négoce de la chaussure, de la création à la distribution. Il distribue une vingtaine de marques sous licence ainsi que huit marques propres comme Kickers, Von Dutch et Umbro.

Le groupe emploie 750 personnes dans le monde et a réalisé 300 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019 pour 21 millions de chaussures commercialisées.