Santé : Femmes, Noirs et musulmans le plus souvent discriminés en France, selon une étude

SOINS La France apparaît pourtant comme le pays « dans lequel toute la population devrait avoir accès aux soins de santé », grâce à l’assurance maladie « obligatoire et universelle » et à l’aide médicale d’Etat

20 Minutes avec AFP

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Une consultation chez un médecin.
Une consultation chez un médecin. — Baleydier/SIPA

Concernant le système de santé français, les femmes, les Noirs et les musulmans ont le sentiment « d’avoir été moins bien traités que les autres » et renoncent même parfois à certains soins, selon une étude publiée ce mardi par l’Ined.

Si la France apparaît comme le pays « dans lequel toute la population devrait avoir accès aux soins de santé », grâce à son assurance maladie « obligatoire et universelle » et à son aide médicale d’Etat, certaines catégories ont « des taux de discrimination significativement plus élevés », révèle l’Institut national d’études démographiques.

Une femme sur six renonce à des soins

Les femmes font ainsi plus souvent état que les hommes d’un « refus de service » ou d’une « qualité de soins inférieure ». Idem pour les Ultramarins et les immigrés, surtout ceux d’Afrique noire, d’Afrique du nord et de Turquie, par rapport aux personnes nées dans l’Hexagone.

Ces phénomènes « apparaissent étroitement liés » à celui du « non-recours aux soins » : les discriminations justifient 32 % de ces renoncements chez les Africains subsahariens, 26 % chez les musulmans, 22 % chez les Nord-Africains et 13 % chez les Ultramarins. Elles sont également invoquées une fois sur six (17 %) par les femmes, qui « constituent la moitié de la population », ce qui est « significatif de l’ampleur de cet effet au niveau de la société française », ajoute l’Ined.