Brest : Un drone repéré aux abords du site militaire de l’Ile Longue abritant les sous-marins nucléaires

INTRUSION La préfecture maritime de l’Atlantique a annoncé qu’elle avait déposé plainte

C.A.

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Illustration d'un drone, ici photographié en Angleterre.
Illustration d'un drone, ici photographié en Angleterre. — Javier Garcia / SIPA

C’est une vaste étendue couvrant la rade de Brest et la presqu’île de Crozon ( Finistère). Baptisée LF-P 112, cette zone est interdite à tout survol aérien depuis la signature d’un arrêté ministériel en 2013. La raison ? La présence du site militaire de l’Ile Longue au nord de la très sauvage presqu’île. Un lieu hautement stratégique qui abrite les quatre sous-marins nucléaires français. Le 5 septembre, un drone aurait pourtant fait son apparition dans cette zone interdite, révèle la Préfecture maritime de l’Atlantique. Cette dernière a annoncé avoir porté plainte le 10 septembre à l’encontre des deux personnes ayant fait voler l’objet.

Installés sur le port de commerce de Brest, de l'autre côté de la rade, les deux individus ont été repérés par la police municipale. Qualifiée « d’incident », cette intrusion n’avait visiblement pas de visée malveillante même si tout survol reste interdit « pour des raisons de sûreté des installations de défense », précise la Prémar. 

Des drones avaient déjà été repérés en 2015 aux abords du site militaire.

Selon le code des transports, le pilote survolant une zone interdite peut être puni de six à douze mois d’emprisonnement et de 15.000 à 45.000 euros d’amende. Plutôt dissuasif. Seuls les vols professionnels peuvent être exceptionnellement autorisés sur demande au commandement de l’arrondissement maritime.