Lyon : Le maire Grégory Doucet réclame 200 policiers supplémentaires au ministre de l’Intérieur

SECURITE Le maire de Lyon souligne ce lundi dans une interview à Radio Scoop que la ville souffre d'un important déficit de policiers nationaux

20 Minutes avec AFP

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Le 17 septembre 2019. Illustration d'un véhicule de police à Lyon.vers Lyon, lors d'une opération de contrôle routier. Illustration police.
Le 17 septembre 2019. Illustration d'un véhicule de police à Lyon.vers Lyon, lors d'une opération de contrôle routier. Illustration police. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

L’objectif affiché est d’enrayer la baisse constante des effectifs constatée ces derniers mois. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a annoncé lundi avoir demandé au ministre de l’Intérieur d’affecter 200 policiers supplémentaires sur sa ville.

« J’ai écrit au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, il y a 48 heures, pour lui demander un renforcement des effectifs de police nationale puisqu’on souffre d’un déficit de policiers nationaux », a déclaré l’élu écologiste au micro de Radio Scoop.

« J’ai demandé 200 policiers supplémentaires sur la ville. Je dois le rencontrer avant la fin du mois. Donc j’espère que lui aussi aura pu faire ses calculs et qu’il pourra m’apporter une réponse », a ajouté Grégory Doucet.

Des effectifs en baisse depuis 18 mois

Les effectifs de la Direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) dans le Rhône, qui comprend trois circonscriptions autour de Lyon, Givors et Villefranche-sur-Saône, sont actuellement d’environ 2.800 personnes, selon une source proche du dossier.

Une fiche de poste publiée en juillet 2018 pour un recrutement au sein de la DDSP, encore consultable sur Internet, mentionnait des effectifs de 3.110 personnes à l’époque. « Depuis 18 mois, ça ne fait que baisser », confirme Pierre Tholly, secrétaire régional du syndicat Alliance Police nationale. « Ce qui nous manque pour tourner de manière correcte, c’est 250 collègues supplémentaires, soit en gros 10 % des effectifs actuels », estime-t-il.

« Les sorties d’école de police se font prioritairement vers les CRS, pour le maintien de l’ordre, et vers des directions comme la police aux frontières, et finalement la sécurité publique est la dernière servie », regrette le syndicaliste.

Interrogée par l’AFP, la préfecture du Rhône n’a pas fait de commentaires.