Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : Positivité, tension dans les hôpitaux, écoles… Quelle est la situation dans la région ?

PANDEMIE « 20 Minutes » fait le point sur la situation en Nouvelle-Aquitaine, alors que de nouvelles mesures pourraient être prises, notamment en Gironde où la situation est préoccupante

M.B.

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Affiche rappelant l'obligation de port du masque à Bordeaux.
Affiche rappelant l'obligation de port du masque à Bordeaux. — Mickaël Bosredon/20Minutes
  • Le Premier ministre a directement pointé la métropole de Bordeaux, où il juge la situation inquiétante.
  • Le taux d’incidence en Gironde atteint 159 cas positifs pour 100.000 habitants.
  • Le directeur du CHU de Bordeaux estime « que tous les signaux sont au rouge ».

Vendredi, le Premier ministre Jean Castex a pointé la métropole de Bordeaux, où il juge la situation inquiétante en raison de la circulation du virus qui s’accélère. 20 Minutes fait le point sur la situation.

Où en est-on de la circulation du virus ?

Selon le dernier point de l'ARS vendredi dernier, en un mois le taux de positivité est passé de 1,6 % à 5,2 % en Nouvelle-Aquitaine. Le nombre de cas a donc fortement augmenté et ceci n’est pas seulement lié à une augmentation du nombre de dépistages réalisés : « le taux de positivité est un excellent indicateur de surveillance pour juger de la circulation réelle du virus » indique l’ARS. Si celui-ci varie de 1,8 % en Creuse à 8,3 % en Gironde, ils sont tous en augmentation dans tous les départements, notamment pour les départements de la Vienne (4,5 %), des Landes (3,5 %) et de la Dordogne (2,5 %).

En Gironde, département classé rouge depuis la fin du mois d’août, le taux d’incidence atteint désormais 159 cas positifs pour 100.000 habitants, ce qui en fait le département le plus touché de la région, et l’un des départements les plus atteints de France.

En raison de l’évolution défavorable de plusieurs indicateurs, notamment sur la côte basque, le département des Pyrénées-Atlantiques est aussi passé en « zone de circulation active » (ZCA), dite « zone rouge », ce week-end. Le taux d’incidence dans les Pyrénées-Atlantiques a franchi la barre des 50 cas positifs pour 100.000 habitants sur 7 jours (57,2 au 12 septembre).

Quelle est la situation dans les hôpitaux ?

Le directeur du CHU de Bordeaux Yann Bubien estime « que tous les signaux sont au rouge »… Le nombre d’hospitalisations pour Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine est passé de 85 au 31 août (dont 13 en réanimation), à 147 au 8 septembre (dont 33 en réanimation). « Cette tendance impacte particulièrement le CHU de Bordeaux (68 hospitalisations au 9 septembre dont 21 en réanimation), mais potentiellement va concerner d’autres établissements de santé de la région si l’épidémie continue de se diffuser à ce rythme élevé », alerte encore l’ARS.

Quelles sont les mesures qui ont été prises ?

Dans les départements rouges, comme la Gironde et depuis ce week-end les Pyrénées-Atlantiques, il est accordé aux préfets des pouvoirs supplémentaires pour lutter contre la propagation du virus. Cela peut aller jusqu’à des interdictions de déplacement, de rassemblements, et des fermetures à certains horaires d’établissements recevant du public.

A Bordeaux, il a été décidé pour le moment de rendre obligatoire le port du masque (pour les + de 11 ans) dans tout le centre-ville, dans un périmètre situé entre les cours de la Marne, d’Albret, de Verdun, de Martinique et les quais. Dans les 28 communes de la métropole, le port du masque est aussi obligatoire dans les marchés couverts et à moins de 50 m des établissements scolaires de 7 h à 19 h. La capacité des stades est de ce fait limitée, ce qui explique que pour le moment aucune dérogation à la jauge de 5.000 spectateurs ne peut être accordée lors des rencontres des Girondins de Bordeaux et de l’UBB.

De nouvelles mesures pourraient être annoncées ce lundi, notamment en Gironde. La préfète et la ville de Bordeaux sont notamment en discussion avec le syndicat Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) pour améliorer le respect des règles sanitaires dans les cafés et restaurants, et la préfète a fait part de son intention de cibler « les mauvais joueurs ».

Où en est-on dans les écoles ?

Concernant la situation dans les établissements scolaires, regardés à la loupe depuis la rentrée, l’académie de Bordeaux recensait au 11 septembre sept établissements fermés sur le territoire de l’ex-Aquitaine (aucun en Gironde), sur les 3.204 écoles et établissements de l’académie, ainsi qu’une vingtaine de classes (dont 16 en Gironde).