Gérald Darmanin veut obliger les médias et réseaux sociaux à flouter le visage des policiers en opération

SECURITE « Il faut interdire la diffusion des images des visages », a insisté le ministre de l'Intérieur 

20 Minutes avec AFP

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Darmanin veut l'obligation de flouter les visages des policiers dans la diffusion des images de la police
Darmanin veut l'obligation de flouter les visages des policiers dans la diffusion des images de la police — Eliot Blondet-POOL/SIPA

Alors qu’il venait clôturer le 9e congrès de l’Unsa Police jeudi, Gérald Darmanin a annoncé jeudi sa volonté d’interdire aux télévisions et aux réseaux sociaux de diffuser, sans les flouter, « des images montrant les visages » des policiers en opération, et de permettre la diffusion des vidéos réalisées par la police.

Le ministre de l’Intérieur s’est engagé à répondre favorablement à ces demandes récurrentes des syndicats : « Personne ne pourra empêcher les gens de filmer », a-t-il prévenu, mais « je retiens l’idée d’obliger les télés et les réseaux sociaux à ne pas diffuser les images des visages des policiers, mais de les flouter ».

Des caméras piétons attendues

« Il faut interdire la diffusion des images des visages », a insisté Gérald Darmanin, en affirmant qu’il ne « souhaitait pas que les CRS et les gendarmes mobiles portent la cagoule ».

Face à la diffusion de plus en plus fréquente de vidéos d’intervention policières mettant en cause des agents, les syndicats réclament en outre des caméras piétons en nombre et la possibilité de diffuser également leurs images, ce qui est interdit actuellement. Le président Emmanuel Macron a promis de les généraliser d’ici à juillet 2021, a rappelé le ministre, en soulignant « la différence de traitement entre les policiers et (…) les délinquants qui diffusent les vidéos ».

Le ministre a souhaité que les images de ces caméras piétons puissent être diffusées, que les policiers puissent « travailler avec ces images ».

Actuellement, ces vidéos sont horodatées, localisées et le porteur de la caméra identifié. « La consultation des images n’est possible qu’après transfert par des personnels habilités. Elles sont conservées six mois, plus longtemps s’il y a une procédure administrative ou judiciaire », a-t-on expliqué de source policière.