Militaires tués au Mali : « Une tragédie » mais « il faut poursuivre ce combat », estime Florence Parly

ARMEE « Ce n’est pas au moment où (notre) stratégie commence à porter ses fruits qu’il faut relâcher notre effort », estime la ministre

20 Minutes avec AFP

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Florence Parly
Florence Parly — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Deux militaires de la force française Barkhane au Sahel, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués en opération samedi au Mali. La ministre des Armées Florence Parly a qualifié lundi soir de « tragédie » la mort de ces deux soldats, tout en appelant à « poursuivre ce combat », lors d’une visite aux écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan).

« C’est une tragédie et en même temps il faut poursuivre ce combat. Ces deux garçons, ces deux militaires (…) n’ont pas donné leur vie pour rien. Ils ont combattu pour la France et ont mené un combat contre le terrorisme qui ne s’arrête pas, qui doit être poursuivi », a déclaré la ministre.

Cérémonie d’hommage mercredi

Elle a dit sa « très profonde tristesse » et exprimé ses « condoléances les plus sincères » aux familles des victimes, ajoutant qu’elle se rendrait à Tarbes, mercredi pour une cérémonie d’hommage au régiment des soldats.

« Ce n’est pas au moment où (notre) stratégie commence à porter ses fruits qu’il faut relâcher notre effort », a affirmé Florence Parly. « Evidemment, on aimerait que ça aille plus vite mais je crois qu’il faut être obstiné, être patient et être engagé. »

Selon l’état-major, 45 soldats français sont morts au combat dans le cadre des opérations « Serval » (lancée en 2013) et « Barkhane » (depuis août 2014), qui compte quelque 5.000 militaires.