Coronavirus : « La Bretagne reste une région épargnée », mais Rennes est affectée

EPIDEMIE La circulation du virus est moins active dans la région, sauf dans la métropole rennaise

Camille Allain

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La préfète de région Bretagne Michèle Kirry a fait un point sur l'épidémie de coronavirus.
La préfète de région Bretagne Michèle Kirry a fait un point sur l'épidémie de coronavirus. — C. Allain / 20 Minutes
  • La Bretagne affiche des taux de positivité au Covid-19 inférieurs à la moyenne nationale.
  • La situation se dégrade cependant dans la métropole rennaise où le taux d’incidence est en hausse nette.
  • Les jeunes âgés de 16 à 25 ans sont les plus touchés par le virus. La moitié des cas positifs sont asymptomatiques.

Elle se dit « d’un naturel optimiste ». Ce vendredi, Michèle Kirry n’a pourtant pas éludé les questions concernant la circulation du coronavirus en Bretagne. « Oui le virus circule, oui il touche de plus en plus les jeunes, mais il tue peu », a lancé la préfète de la région à l’occasion d’un point avec la presse. Dans la région, les indicateurs d’analyse de la présence du Covid-19 sont pour l’heure dans le vert et largement deçà de la moyenne nationale. Pour l’heure, le nombre d’hospitalisations a très peu évolué depuis le déconfinement. Les autorités surveillent cependant de près l’évolution de la situation dans la métropole rennaise, qui affiche un taux d’incidence supérieur au reste de la région.

« Globalement, la Bretagne reste une région épargnée », a fait savoir la préfète, en s’appuyant sur des chiffres éloquents. Avec un taux d’incidence de 21,4 cas positifs pour 100.000 habitants, la région serait deux fois moins touchée que l’ensemble de la France métropolitaine. La situation est même encore plus saine dans les Côtes d’Armor, le Finistère et le Morbihan où ce taux varie de 13 à 19 pour 100.000. Département le plus densément peuplé, l’Ille-et-Vilaine affichait mercredi soir un taux de 33 pour 100.000, notamment à cause de la hausse sensible du nombre de cas dans la métropole rennaise.

Les jeunes en première ligne

Avec un taux d’incidence de 55 pour 100.000, Rennes se situe dans la moyenne nationale mais affiche un taux de positivité des tests plus faible (environ 3 % contre 4 % pour la France). Ce qui inquiète les autorités, c’est de voir ce taux d’incidence grimper de jour en jour depuis la mi-août où il s’établissait à 17 pour 100.000. « Quand on regarde les nouveaux cas, ce sont surtout les 16-35 ans et encore plus les 16-25 ans qui sont concernés », explique le directeur de l’Agence régionale de santé Stéphane Mulliez. « Nous faisons face à beaucoup de cas asymptomatiques (la moitié environ). C’est une gestion différente de l’épidémie à laquelle nous faisons face ».

Pour tenter de sensibiliser les plus jeunes à la nécessité de respecter les gestes barrière, l’ARS a beaucoup communiqué sur les réseaux sociaux. Insuffisant pour convaincre tout le monde cet été. « Le respect des gestes est moins respecté, on l’a constaté », avoue Stéphane Mulliez. A Rennes​, où un quart de la population est étudiante, la rentrée scolaire est donc surveillée de près. Les universités et écoles d’enseignement supérieur ont adapté leurs méthodes, en proposant moins de présentiel à leurs étudiants.