Grenoble : « Ça sera "no business" pour les dealers », lance la police en délocalisant un bureau dans le quartier Mistral

INITIATIVE La directrice de la sécurité publique de l’Isère Fabienne Lewandowski a décidé de délocaliser son bureau régulièrement, depuis mercredi, dans le sensible quartier Mistral à Grenoble

Jérémy Laugier

— 

Photo d'illustration du quartier Mistral à Grenoble.
Photo d'illustration du quartier Mistral à Grenoble. — Jean-Pierre Clatot / AFP

Le sensible quartier Mistral à Grenoble (Isère) se trouve plus que jamais au cœur de l’actualité depuis la diffusion le 26 août d’images montrant des dealers cagoulés et armés vendant leur marchandise, près d’une aire de jeux pour enfants.

Le rappeur grenoblois Corbak Hood (16 ans) a révélé par la suite que ces images provenaient du tournage de l’un de ses clips et il a été placé en garde à vue ce mercredi. La police a toutefois décidé de se montrer plus présente dans ce quartier.

La préfecture de l’Isère a ainsi annoncé ce mercredi, via un communiqué de presse, « une présence renforcée de la direction de la sécurité publique (DDSP) de l’Isère dans le quartier Mistral, avec l’ouverture d’un local à disposition permanente de la police ». Le bailleur Actis a en effet mis à disposition de la police un bureau dans un appartement situé au 74, avenue Rhin et Danube.

« Je veux la paix de la République, pas la paix des stups »

« Il permettra de renforcer les liens entre les services de police et la population, grâce à une présence régulière à Mistral, à différentes heures du jour et de la nuit », précise le communiqué de la préfecture. Une « immersion physique et multidimensionnelle des services de police » que loue la directrice de la sécurité publique de l’Isère Fabienne Lewandowski.

« Cette opération baptisée "no business" a pour but de déranger les dealers, explique-t-elle à France Bleu Isère. Quand nous serons présents, ça sera "no business" pour eux. A terme, l’idée est d’aller dans d’autres quartiers. Je n’ai peur de rien et je ne fais la guerre à personne. Ce que je veux, c’est la paix, mais la paix de la République, pas la paix des stups. »