Chevaux mutilés : Une enquête ouverte en Bretagne après la découverte d’un nouveau cas

MALTRAITANCE Les cas de maltraitances se multiplient en France cet été

Camille Allain

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Illustration de chevaux, ici dans un centre équestre en région parisienne.
Illustration de chevaux, ici dans un centre équestre en région parisienne. — Michel Euler / SIPA

Un nouveau cas de cheval mutilé a été recensé. Ce lundi, c’est à Miniac-sous-Bécherel, petite commune située au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine), qu’un animal a été victime de sévices. Contacté, le procureur de la République Philippe Astruc confirme « des sévices graves », commis sur un cheval qui se trouvait dans un enclos. Les quatre autres chevaux présents dans le champ n’ont pas été touchés. D’après le parquet, l’animal présente une blessure au niveau de la bouche, trois entailles à l’arrière-train et une blessure au niveau du sabot. « Il s’agit manifestement d’un acte volontaire », avance le procureur.

D’après le propriétaire, interrogé par Ouest-France, les blessures seraient légères et ne nécessiteront pas d’actes chirurgicaux. L’enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Hédé-Bazouges. Les sévices infligés à un animal sont un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

Une trentaine de chevaux blessés

Cet été, une trentaine de cas de chevaux mutilés ont été recensés en France, sans que l’on ne connaisse la raison de ces maltraitances. Interrogés par 20 Minutes, les éleveurs équins se disent inquiets pour leurs animaux. Dans le Finistère, deux chevaux ont été grièvement blessés, leurs pattes ont été retrouvées attachées avec du fil électrique. La jument avait même l’œil perforé par un crochet métallique. Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a promis « la mobilisation de tous les services pour que justice passe » en marge d’une visite d’un centre équestre en Saône-et-Loire.