Coronavirus à Montpellier : Le port du masque (obligatoire) est-il vraiment respecté en centre-ville ?

EPIDEMIE La mesure a été mise en place dans la capitale héraultaise et 23 communes de la métropole

Nicolas Bonzom

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Le port du masque est obligatoire à Montpellier
Le port du masque est obligatoire à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse

Depuis le 23 août, le port du masque est obligatoire à Montpellier (Hérault) et dans 23 communes de la métropole. Mais la mesure, mise en place par le préfet pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, est-elle respectée par les habitants ?

Dans le centre-ville, oui, globalement, a constaté 20 Minutes. Certains le portent mal, sous le nez essentiellement, mais la quasi-totalité de ceux que nous avons rencontrés sur la place de la Comédie portaient un masque. « C'est tout à fait normal. Et puis, les panneaux, on ne peut pas les rater », note une Montpelliéraine, en pointant du doigt les affiches qui invitent les passants à respecter la mesure. « Ah bon, même à l'extérieur ? Je croyais que c'était uniquement dans les espaces fermés », s'étonne un touriste, sans masque, rappelé à l'ordre sur l'esplanade Charles-de-Gaulle.

« Les récalcitrants, on les trouve plus sur les réseaux sociaux »

« Il y a deux façons de savoir si le port du masque est respecté, confie Jacques Witkowski, le préfet de l'Hérault. D'abord, les statistiques. Y-a-t-il beaucoup d'infractions relevées ? La réponse est non. Et puis, il y a la façon dont on perçoit l'espace public. Et on se rend compte que le masque est relativement bien porté à Montpellier. » « Nous avons marché avec la police municipale et lorsque nous procédions, ici et là, à un rappel à ce sujet, les gens s'excusaient tout de suite, et le remettaient très spontanément, reprend le maire Michaël Delafosse (PS). Nous n'avons rencontré aucune défiance. Lorsqu'on leur rappelle le port du masque, les gens ont le réflexe de le sortir de la poche, ou d'aller en acheter à la pharmacie. Il y a toujours quelques récalcitrants, mais on les trouve plus sur les réseaux sociaux que dans l'espace public. »

Des récalcitrants, il y en a, oui. L'un d'eux s'est même fait remarquer, il y a quelques jours : un Montpelliérain de 50 ans a décidé d'attaquer devant la justice l’arrêté préfectoral, pointant du doigt la contrainte et le coût que cela impose pour les citoyens.

Pas de chiffres

Sur le terrain, les polices nationale et municipale veillent au respect de cette obligation dans l'Ecusson. En cas d'infraction, cela peut coûter 135 euros au contrevenant. Mais ni la préfecture, ni la mairie, n'ont souhaité donner de chiffres d'infractions.

La mairie indique cependant que pour l'instant, les agents font surtout preuve de pédagogie et de sensibilisation à ce sujet, et ne verbalisent qu'en cas de refus catégorique de se masquer. Par ailleurs, une douzaine d'« ambassadeurs du port du masque », missionnés par la mairie, sillonnent la ville pour porter la bonne parole.