Psychologue tuée à Annecy : La victime allait signaler le suspect pour des faits d’agression sexuelle sur mineur

ENQUETE La jeune femme a été tuée mercredi d’une balle dans la tête à Annecy. Le suspect a reconnu avoir tiré

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — ALIX WILLIAM

Il est soupçonné d’avoir agi pour l’empêcher de le dénoncer. Le septuagénaire suspecté d'avoir tué une psychologue, mercredi à  Annecy (Haute-Savoie), a reconnu le coup de feu mortel, selon le parquet qui précise que la victime s’apprêtait à accuser le suspect d'agression sexuelle.

« Âgé de 75 ans, l’auteur présumé des faits n’a jamais été condamné (…) Il reconnaît être venu sur le lieu des faits et reconnaît le coup de feu », a annoncé dans un communiqué la procureure de la République Véronique Denizot.

Non suivi par la psychologue et « exempt de toute pathologie mentale », le suspect aurait, selon les premiers éléments de l’enquête, agi du fait d'« une information préoccupante (signalement) envisagée par la victime depuis une dizaine de jours et rédigée la veille des faits », a ajouté la magistrate.

Informée dans le cadre de ses consultations

Cette information, qui repose sur des éléments recueillis par la psychologue dans un cadre professionnel, met en cause le suspect « pour des faits de nature sexuelle commis sur mineure de quinze ans dans le cadre familial », a précisé la procureure.

La garde à vue du septuagénaire, marié et père de deux enfants, a été prolongée jeudi. Il doit être présenté à un juge d’instruction vendredi en vue de sa mise en examen.

La psychologue, âgée d’une trentaine d’années et mère d’un enfant de 18 mois, touchée à la tête, a été déclarée décédée mercredi en début d’après-midi. Elle exerçait, comme son conjoint, dans le cabinet où les faits ont eu lieu mercredi matin dans le centre-ville d’Annecy.