La Cnil épingle quatre communes sur la reconnaissance automatique de plaques d'immatriculation

DONNEES PERSONNELLES La Cnil n’a pas souhaité rendre public le nom des communes concernées

20 Minutes avec AFP

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La vidéo verbalisation est arrivée à Montpellier.
La vidéo verbalisation est arrivée à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Quatre communes françaises ont été rappelées à l’ordre, ce mardi, par la Cnil, le gardien de la vie privée des Français, qui réclame la fin des systèmes de verbalisation automatique par reconnaissance des plaques d’immatriculation.

« Dans le cadre d’une campagne de contrôles sur place, la Cnil a pu constater qu’un nombre croissant de collectivités souhaitait automatiser le processus de verbalisation des infractions qu’elles sont autorisées à constater sur le territoire de leur commune (par exemple les règles relatives au stationnement gênant des véhicules sur la voie publique) », indique l’institution dans un communiqué publié sur son site. La Cnil n’a pas souhaité rendre public le nom des communes concernées.

Des conditions particulières

Mais ces systèmes de sanction sans intervention humaine, via photo et lecture automatiques des plaques d’immatriculation, ne sont possibles que pour les entorses au stationnement payant (non-paiement ou dépassement du temps autorisé), rappelle la Cnil.

Les infractions pénales comme le stationnement gênant ou dangereux ne peuvent être traitées de cette manière, les communes n’ayant pas le droit de « collecter des fichiers photographiques » représentant les plaques d’immatriculation pour les détecter et les sanctionner.

« Circuler dans l’espace public de manière anonyme »

La Cnil surveille tout particulièrement ces dispositifs de reconnaissance automatique de plaque d’immatriculations, qui sont potentiellement très intrusifs pour la vie privée.

Ils « ont pour conséquences l’identification obligatoire de l’ensemble des conducteurs souhaitant stationner sur la voie publique, ainsi que (…) la collecte indifférenciée de l’ensemble des plaques d’immatriculation des véhicules stationnés », avait-elle souligné en 2018. Ils sont « susceptibles de révéler des informations détaillées de la vie privée des individus, et remettent en cause la possibilité offerte aux citoyens, sauf justification particulière, de circuler dans l’espace public de manière anonyme », avait-elle indiqué.