En France, l’intérim rebondit mais 119.400 emplois ont été détruits au deuxième trimestre

TRAVAIL Sur un an, l’emploi salarié s’est replié de 2,5 % à cause de la crise sanitaire, selon l’institut de statistiques

20 Minutes avec AFP

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Une galerie marchande à Paris.
Une galerie marchande à Paris. — Ludovic MARIN / AFP

Après la crise sanitaire, comment se porte l’emploi en France ? Au deuxième trimestre, l’Insee a calculé 119.400 destructions d’emploi dans le secteur privé, en baisse par rapport au premier trimestre, où 497.500 emplois avaient été détruits sous l’effet du confinement. Un chiffre boosté par l’intérim, avec 108.500 emplois créés dans ce secteur.

Le marché de l’emploi est revenu à son niveau de juin 2017, avec un repli de 2,5 % sur un an, soit -480.000 emplois, rappelle l’Insee. Dans les services marchands (industrie, construction, tertiaire marchand), qui sont la locomotive de l’emploi en France, l’emploi salarié a baissé de 0,6 % au deuxième trimestre, après -2,8 % au premier, soit -3,4 % sur le semestre. C’est la plus forte baisse sur un semestre enregistrée depuis le début de cette série de l’Insee, réalisée à partir de 1970.

Hausse dans la construction, baisse dans l’industrie

L’Institut souligne qu’au cœur de la crise 2008/2009, entre septembre 2008 et mars 2009, les services marchands (industrie, construction, tertiaire marchand) avaient reculé de 1,7 %. Après une chute « inédite » au premier trimestre (-40,4 %), l'intérim a rebondi : +23,1 %, soit 108.500 créations. L’intérim a commencé à se redresser dès le mois de mai, avant d’augmenter « nettement » en juin. « Mi-2020, il reste toutefois inférieur de 27,1 % (soit -214.800 emplois) à son niveau un an auparavant », indique l’Insee. Hors intérim, l’emploi salarié a continué de se replier, baissant de 1,2 % (-227.900 emplois).

Dans la construction, l’emploi salarié privé (hors intérim) augmente de 0,3 %, après une baisse de 0,4 % au premier. L’emploi industriel, également hors intérim, baisse de nouveau, de 0,8 % (-24.300 emplois) par rapport au trimestre précédent, de -1,1 % sur un an.