Pyrénées-Atlantiques : Des chiens en « détresse » saisis par la Fondation Bardot

MALTRAITANCE Le propriétaire a reconnu s’être laissé dépasser par les événements

C.C. avec AFP

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Il s'agirait de chiens de berger de race border collie pour la plupart.
Il s'agirait de chiens de berger de race border collie pour la plupart. — CATERS/SIPA

La Fondation Bardot a saisi ce jeudi matin une cinquantaine de chiens « en détresse » chez un particulier « débordé » à Asasp-Arros, près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. « Sur dénonciation d’un voisin, nous sommes intervenus ce matin dès 9 h chez un particulier qui s’est laissé dépasser car ses chiens ne sont pas stérilisés », a expliqué Daniel Raposo, enquêteur pour l’association.

La Fondation a récupéré « des chiens en détresse, maigres, avec des problèmes de peau, qui n’ont pas été sociabilisés mais ne sont pas agressifs », a-t-il ajouté. Selon lui, les chiens qui se sont reproduits entre eux ressemblent à des chiens de berger et de race border collie, de taille moyenne. « Il y a cinq chiots, une chienne gestante et une majorité d’adultes de tous âges ».

Pas de plainte déposée contre le propriétaire

« Notre combat, c’est aussi de sensibiliser le public sur la stérilisation des chiens et des chats car la surpopulation entraîne de la souffrance animale », déplore-t-il, relevant que, lorsque le 27 juillet, il est venu constater l’état des animaux, « ils n’avaient pas de nourriture ni d’eau à disposition ». Comme tous les animaux sont transportables, selon le vétérinaire, une grosse majorité d’entre eux rejoindra le refuge de la Fondation Bardot de la Mare-Auzou en Normandie et les autres iront dans des pensions.

Quant au propriétaire, « le vieux monsieur qui reconnaît s’être laissé dépasser par les événements, il gardera cinq chiens qui auront été stérilisés à nos frais », a dit Jessica Langlois, responsable des soins vétérinaires à la Fondation, qui n’a pas souhaité porter plainte contre lui. « Il y a la détresse animale mais aussi celle de l’homme. Le vieux monsieur est fragile psychologiquement et on ne veut pas le laisser sans chien », estime-t-elle, rappelant que « les gens en détresse ne doivent pas hésiter à demander de l’aide. Nous sommes là pour ça ! »