Coronavirus : Les employés et partenaires français d’Amazon vont recevoir une prime de 500 à 1.000 euros

PREMIERE LIGNE Les partenaires d’Amazon en France, dont les livreurs et les employés des agences de tri, sont également concernés par cette mesure

20 Minutes avec AFP

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Un salarié d'Amazon (image d'illustration).
Un salarié d'Amazon (image d'illustration). — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Plus de 14.000 employés et partenaires français d'Amazon « qui ont été en première ligne de la chaîne logistique » pendant l’épidémie de coronavirus, vont recevoir une prime exceptionnelle de 500 à 1.000 euros, a annoncé le groupe.

Son versement « est réalisé sur la base des mécanismes proposés par le gouvernement et vise à reconnaître l’engagement remarquable de toutes nos équipes opérationnelles, qui ont été en première ligne pour les clients pendant la crise mondiale (…) qu’il s’agisse des agents d’exploitation logistique qui préparent les commandes dans nos sites comme des partenaires qui livrent les commandes au client », a expliqué Amazon dans un communiqué.

2.354 intérimaires concernés

La prime sera attribuée aux « 8.380 salariés dans les centres de distribution, les centres de tri et les agences de livraison français. 2.354 intérimaires sont également concernés par cette prime. Par ailleurs, les 3.400 livreurs du dernier kilomètre sont également éligibles », a précisé le groupe à l’AFP.

« Un prorata est appliqué pour les travailleurs à temps partiel », a-t-il complété. Et cela s’ajoute « aux différentes primes qui ont été accordées aux collaborateurs de première ligne pendant les premiers mois de la pandémie (prime de 2 euros pour chaque heure de travail, majoration double des heures supplémentaires, temps de pause supplémentaire, etc.) ». « Cette prime est octroyée à la suite des négociations annuelles sur les salaires qui ont abouti à un accord collectif signé à l’unanimité par les syndicats représentatifs de l’entreprise », selon le communiqué de l’entreprise.

Amazon à l’arrêt le 16 avril

Pendant le confinement, l’entreprise avait été au cœur d’un bras de fer avec les organisations syndicales et la justice. Le 16 avril, le groupe avait décidé de fermer ses six entrepôts en France – en continuant les livraisons depuis ses plateformes à l’étranger et certains sites français non concernés par l’injonction – après des décisions de justice lui enjoignant de procéder à une évaluation des risques liés au coronavirus avec les représentants du personnel.

La justice pointait des manquements de sécurité, notamment dans les vestiaires ou aux portiques d’entrée et surtout demandait à Amazon de consulter les représentants du personnel et non d’imposer unilatéralement des mesures. Un accord avait finalement été trouvé avec les organisations syndicales CFDT, CGT, FO et SUD et l’activité avait repris le 19 mai.