Jacqueline Sauvage, condamnée en 2015 pour le meurtre de son mari, est morte à l'âge de 72 ans

DECES Elle avait été reconnue coupable de meurtre aggravé en 2015

20 Minutes avec AFP

— 

Jacqueline Sauvage sur le plateau du JT de France 2.
Jacqueline Sauvage sur le plateau du JT de France 2. — Capture d'écran France 2

Jacqueline Sauvage, devenue un symbole des violences conjugales après sa condamnation pour le meurtre de son époux violent, est morte à l'âge de 72 ans, a annoncé sa famille à l’AFP ce mercredi. Ses obsèques ont eu lieu mardi.

Selon le quotidien La République du Centre qui a révélé l’information, elle est décédée le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret), commune d’un millier d’habitants où s’est noué le drame conjugal.

Graciée par François Hollande

Sylvie, l’une des filles de Jacqueline Sauvage, a confirmé par SMS à l’AFP son décès en précisant que « la cérémonie a eu lieu hier ». « Je suis extrêmement triste, je suis très choquée », a confié à l’AFP l’une de ses avocates, Nathalie Tomasini, qui a eu confirmation du décès par la famille.

« Jacqueline Sauvage, par son histoire, par son affaire, a participé à éveiller les consciences par rapport à l’existence de ces femmes qui se sont battues pendant des années dans le huis clos familial et dans l’omerta de la société », a-t-elle déclaré. « C’est le parcours d’une femme qui a souffert le martyre dans le huis clos familial mais aussi après, compte tenu de l’incompréhension des magistrats », a-t-elle ajouté.

Reconnue coupable de meurtre aggravé, elle avait été condamnée en octobre 2014 à dix ans de prison ferme, avec une période de sûreté automatique et incompressible de cinq ans. Cette peine avait été confirmée en appel, le 3 décembre 2015. Graciée par François Hollande, elle était sortie de prison en 2016. Cette grâce totale avait soulevé de nombreuses critiques, notamment parmi les magistrats.